Au cours des dernières années, les pouvoirs publics ont fortement augmenté les dépenses des collectivités (notamment la masse salariale) et utilisé les excédents budgétaires.
Aujourd'hui, confrontés à des baisses de ressources, ils font peser sur l'économie des contraintes qui coûteront chères, non seulement aux entreprises mais aussi à l'ensemble de la population.
Actuellement, le débat porte sur la revalorisation des bas salaires, accompagnée d'une législation sur le contrôle des prix et des marges.
POINT D'ETAPE
Au cours des dernières semaines, quatre accords de branches ont été signés (voir salaires conventionnels sur le site du MEDEF-NC : www.medef.nc).
1- « ETABLISSEMENTS ACCUEILLANT LES PERSONNES AGEES » (signé le 22 février 2010 - Cliquer ici).
Le MEDEF-NC a contribué à structurer cet accord avec le syndicat professionnel regroupant les établissements. Il a signé l'accord n°1-J qui est l'aboutissement d'une négociation équilibrée avec tous.
2- « MINES ET CARRIERES » (signé le 19 février 2010 - Cliquer ici).
Le Syndicat des Industries de la Mine, accompagné par le MEDEF-NC, a fait des propositions et négocié les revalorisations figurant dans l'accord. En revanche, il ne l'a pas signé, considérant comme le MEDEF-NC, ne pas pouvoir s'engager dans des augmentations au 1er septembre sans aucune contrepartie du gouvernement.
L'activité minière est cyclique et dépend fortement du contexte international. Les entreprises minières et contracteurs ont passé la crise de 2009 grâce à la réactivation très opportune du « fonds nickel ».
Le SIM n'a pas souhaité prendre le risque de mettre en difficulté des entreprises déjà fragilisées.
Ainsi, la CGPME et l'UPA ont signé cet accord dans un secteur où ils reconnaissent eux-mêmes ne pas être vraiment présents.
3- « EMPLOYES DE MAISON » (signé le 1er mars 2010 - Cliquer ici).
Secteur spécifique mais important (environ 3500 salariés travaillant en moyenne à mi-temps). La CGPME et l'UPA ont signé une augmentation d'environ 5% pour le 1er avril 2010 sur toutes les catégories. Le MEDEF-NC n'a pas suivi, rappelant les effets pervers d'augmentations trop rapides (baisse de la durée du travail). Le MEDEF-NC insiste sur le risque d'accroissement du travail non déclaré, faisant sortir des systèmes sociaux des personnes déjà fragilisées. Il réclame une réflexion avec le gouvernement pour accompagner les augmentations de salaires à marche forcée dans ce secteur.
4- « COIFFURE » (signé le 1er mars 2010 - Cliquer ici).
La CGPME et l'UPA ont là encore engagé leurs adhérents sur des augmentations en deux temps que le MEDEF-NC juge excessives sans mesure d'accompagnement. Ce secteur comporte déjà peu de salariés (environ 80), qui sont progressivement remplacés par des « patentés » pour des raisons évidentes de coût. Une réflexion s'impose pour structurer la protection sociale des travailleurs dit « indépendants ».
ATTENTION : Ces accords n'ayant pas encore fait l'objet d'une extension, ils ne s'appliquent qu'aux entreprises adhérentes aux organisations patronales signataires.
Certains qualifient la signature de ces accords de " démocratie sociale ", mais la méthodologie utilisée et l'objectif fixé à priori par le gouvernement supprime toute possibilité de dialogue.
Le MEDEF-NC défend une dynamique salariale adaptée aux secteurs d'activités et aux entreprises. Il regrette les pressions du gouvernement pour augmenter les salaires à marche forcée sans accompagnement significatif.
Le MEDEF-NC craint les conséquences négatives de cette politique sur l'insertion des plus fragiles, sur l'emploi et sur les prix.
Le MEDEF-NC appelle de ses vœux une véritable réforme de fiscalité indirecte qui apporterait une plus grande transparence sur la structuration des prix et impulserait une nouvelle dynamique économique.
La Présidence Collégiale du MEDEF-NC
|