Adhérente du Medef-NC depuis 1995, j’ai d’abord travaillé sur les textes qui réglementent la profession du travail temporaire, une activité très peu connue en Calédonie à cette époque. Dans la foulée, j’ai œuvré à la création de la Fédération du travail temporaire (FETTNC) et ai ensuite continué à m’impliquer dans la vie sociétale en Nouvelle-Calédonie en tant qu’assesseure au Tribunal du Travail, membre de l’ANDRH, contributrice à la deuxième session du Dialogue social, représentante du Medef aux conseils d’administrations de l’IDCNC, du SMIT et de l’IUT/UNC… Je suis également membre active des Femmes cheffes d’entreprise. Mon dernier challenge : présider la commission Relations Sociales au Medef où de nombreux sujets m’attendent !

Danièle BRAULT DELAHAIE
Dirigeante d'Aboro

Sa bio express

Entourée d’une maman d’origine vietnamienne, et d’un père métropolitain, j’ai grandi aux Nouvelles-Hébrides. A l’aube de l’indépendance du Vanuatu, j’ai été envoyée en pension à Nouméa où j’ai passé mon BAC 3 ans plus tard, puis à Paris à l’Ecole du Louvre en Design & Joaillerie. J’ai ensuite poursuivi mes études aux Etats-Unis, au Gemological Institute où j’ai été diplômée en expertise de pierres. De retour en France, j’ai travaillé pour de grandes enseignes de la joaillerie. Toutefois, le « Pacifique » me rappelle… Angus & Coote, joaillier et négociant en pierre leader en Australie, me recrute. Par la suite j’ai enchaîné plusieurs jobs, avant d’intégrer Nopac à Nouméa et en devenir ensuite actionnaire. C’est au cours de mes voyages professionnels que j’ai rencontré le directeur d’Ecco, précurseur d’Adecco, Leader du travail temporaire alors en pleine expansion dans la zone Asie-Pacifique. Estimant que j’avais le profil pour développer cette activité en NC, celui-ci m’a convaincue de tenter l’aventure. C’est ainsi que je suis repartie avec ma fille sous le bras, me former dans cette branche au siège en métropole ainsi que dans les agences du groupe. J’ai ensuite ouvert en 1995 les filiales d’ECCO en NC. Les chantiers n’ont pas manqué : gestion des dockers occasionnels du port, mise à disposition de compétences pour la construction du four Demag VI de la SLN et du centre culturel Jean-Marie Tjibaou, l’usine Goro Nickel, puis KNS... Plus tard, en 2015, le groupe propose de me revendre sa participation et je passe d’un statut de salariée associée à celui d’entrepreneuse. Je décide aussitôt de transformer l’enseigne en Âboro, qui signifie en langue Païci « l’être humain, et plus généralement tout ce qui se réfère à l’humain » afin de l’enraciner davantage, tout en conservant le partenariat officiel et exclusif avec le groupe Adecco, ce qui permet de bénéficier des innovations et des savoir-faire internationaux dans nos domaines d’activité.