2018 marque le 60ème anniversaire de la CAFAT et celui du système de protection sociale de la Nouvelle-Calédonie.

La CAFAT : Caisse de Compensation des Prestations Familiales, des Accidents du Travail et de Prévoyance des travailleurs de Nouvelle-Calédonie.

Riche d’une longue histoire, la CAFAT a évolué et s’est adaptée au fil du temps aux besoins et aux enjeux de la société calédonienne.

Fondée sur les valeurs de solidarité universelle et de solidarité intergénérationnelle, elle témoigne du progrès social et incarne le destin commun des Calédoniens.

La CAFAT gère le régime général de sécurité sociale

La CAFAT a pour rôle la gestion du régime général de sécurité sociale de Nouvelle-Calédonie qui comprend 5 assurances : 

  • Maladie, maternité, invalidité et décès (RUAMM),
  • Accidents du travail et maladies professionnelles,
  • Vieillesse et veuvage, 
  • Famille, 
  • Chômage.

Elle gère également 3 régimes particuliers :

  • les allocations familiales de solidarité,
  • le régime handicap et perte d'autonomie,
  • le complément retraite de solidarité.

La CAFAT est gérée par les partenaires sociaux

La paritarisme est un facteur essentiel du bon fonctionnement de la gestion de la CAFAT.

Depuis 1958, la CAFAT est gérée par un conseil d'administration composée de membres (22 aujourd'hui et 8 à l'origine) répartis à parité entre les organisations syndicales salariales et patronales représentatives, non rémunérés à titre personnel.

Les partenaires sociaux, dont le MEDEF-NC est la première organisation patronale ; représentent le tissu économique calédonien et ont une proximité avec la réalité du terrain.

Ce mode de gouvernance permet ainsi que les intérêts des différents régimes de prestations et des calédoniens soient respectés.

En outre, fin 2018, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie à proposé une réforme, votée par le Congrès malgré les alertes et avis réservés de la société civile, qui va venir bouleverser ces équilibres de gestion.

C'est notamment la remise en cause de l'étanchéité entre chaque régime qui est redoutée en matière de financement. En effet, certains régimes (comme la retraite) financés intégralement par les cotisations sociales (employeurs et salariés du privé) ne doivent pas servir à combler les déficits d'autres régimes (comme le RUAMM qui couvre pratiquement toute la population calédonienne) en lieu et place de recettes fiscales dûes par le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie. Cette pression est d’autant plus forte dans une situation critique des comptes publics.

C'est aussi une profonde transformation de la gouvernance qui donne pouvoir aux élus politiques, dans une nouvelle instance décisionnelle dont sont exclus les partenaires sociaux.

Malgré tout le MEDEF Nouvelle-Calédonie continuera à veiller à ce que les changements opérés ne mettent pas en danger la pérenité des régimes.

 

MEDEF NC