Comment ça marche ?

Retrouvez dans ce Dossier, les podcasts, déclarations officielles du MEDEF Nouvelle-Calédonie et citations médiatiques, au 2nd trimestre 2022

Pour l'historique consultez ces dossiers : 

Le Mouvement des Entreprises NC dans les media au 1er trimestre 2022

Le MEDEF Nouvelle-Calédonie dans les media au 2nd semestre 2021

Le MEDEF Nouvelle-Calédonie dans les media au 1er semestre 2021

Inflation, fiscalité, nouveau modèle : L'Inter-patronale et les syndicats de salariés ont opté pour le dialogue

(francetvinfo.fr 18/05/2022)

L’inter-patronale, participe à la fois aux réunions mises en place par le gouvernement au sujet des mesures contre l’inflation et au comité de suivi de la réforme fiscale.

L’exécutif et les partenaires sociaux se rencontrent à intervalles très réguliers ces dernières semaines. Sur la fiscalité comme sur l’inflation. Ce qui n’empêche pas une nouvelle mobilisation d’avoir lieu ce 18 mai pour protester contre la vie chère et l’augmentation envisagée de la TGC et de la CCS. “ On comprend les préoccupations qui animent les manifestants aujourd’hui", "Le choix de l’inter-patronale et la majorité des organisations syndicales représentatives, c’est plutôt de rentrer dans une méthode de concertation et de dialogue avec le gouvernement. “

Un espace de concertation

Après avoir critiqué la méthode et l’absence de concertation avec les acteurs économiques lorsque le projet de réforme fiscale a été présenté en fin d’année dernière, le contexte a évolué. “ Aujourd’hui on a un cadre et un espace de dialogue qui est ce comité de suivi de la réforme fiscale “, espace qui permet aux organisations de faire part de leurs propositions, de leurs avis sur les mesures envisagées et “ on a des signaux qui sont plutôt positifs “, précise le secrétaire général. Notamment sur le projet de réforme fiscale puisque l’inter-patronale a pu présenter son propre projet et en demander une étude d’impacts par un cabinet neutre et spécialisé. Demande validée par le gouvernement.

Changer de modèle

"La proposition de l’inter-patronale vise plutôt à offrir à la Nouvelle-Calédonie une stratégie, un changement de modèle". Avec, comme base de la proposition, le choix de fiscaliser une partie du coût du travail en réduisant les cotisations payées par le salarié et par l’entreprise  "et de les rattraper sur des impôts à assiette beaucoup plus large, telles que la CCS ou la TGC". La mécanique se veut vertueuse en allégeant les charges, en augmentant les salaires nets et en redonnant ainsi du pouvoir d’achat, permettant de stimuler la consommation, et ainsi la réussite des entreprises calédoniennes.

Plus le choix

Reste qu’il y a urgence. Urgence à trouver des recettes fiscales conséquentes et pérennes, urgence à trouver comment sauver les comptes sociaux… Pour autant, estime Baptiste Faure et la CPME, il n’y a plus le choix.

“ Ça fait trop longtemps que l’on dit que la Nouvelle-Calédonie est en crise, que l’on doit changer de modèle et que malheureusement on procède par à-coup, dans l’urgence. C’est un changement qui peut se faire sur le moyen terme mais on estime qu’on n’a plus vraiment le choix sinon la Calédonie, économiquement et socialement, risque de faire face à des temps beaucoup plus durs. “ Un monde économique dans l’attente désormais des décisions du gouvernement. Et de l’avenir du prêt AFD garanti par l’Etat mis en pause par le Congrès mais sur lequel se basent toutes les hypothèses pour le futur…

- VOIR L'INTERVIEW DU SECRETAIRE GENERAL DE LA CPME PORTE-PAROLE DE L'INTERPATRONALE -

Mimsy DALY, la Présidente du MEDEF-NC répond sur les mesures de l'exécutif et la concertation des partenaires sociaux vendredi dernier.

Fiscalité : L'interpatronale veut un modèle à l'islandaise

LNC.nc 10/05/2022

Augmenter fortement les salaires en abaissant les cotisations sociales d'un côté puis de l'autre augmenter la TGC dont le rendement escompté n'a jamais été au rendez-vous. C'est le pari de l'interpatronale pour relancer le pays. L'idée n'est pas nouvelle en soi. Elle est directement inspirée du système islandais.

Extrait :

Pourquoi préconiser aujourd'hui une réforme de la fiscalité de ce type ?

Tout le monde nous a demandé de travailler sur la fiscalité. Louis Mapou nous l'a demandé au mois d'août, Sébastien Lecornu lors de sa venue en Calédonie, avec un objectif, la réduction des inégalités. Nous avons mené un grand nombre de réunions avec l'interpatronale et nous avons retenu ce scénario islandais. L'équation que nous avons à résoudre est très compliquée. On fait peser sur le travail l'essentiel de la solidarité territoriale avec un taux de prélèvement sur l'emploi qui est très élevé, soit 16 % [France à 14,5, Islande à 9 %).

« La réforme du gouvernement ne change pas grand-chose si ce n'est que tout augmente en même temps. »

Autre handicap, le taux d'emploi très faible à 56 %. Il y a 50 000 personnes qui ne travaillent pas. Il faut tout changer car nous arrivons au bout de l'exercice. Notre PIB baisse depuis 4 ans, des gens quittent le territoire, le taux d'emploi commence à baisser. Le système est à bout de souffle avec un taux de dépenses publiques très élevé.

N'est-ce pas un pari risqué ?

Notre postulat est qu'il faut relancer l'activité et créer un choc de consommation. Ce choc de consommation nous impose de changer radicalement de système, comme l'Islande a su le faire. Il y a beaucoup de similitudes entre ce pays et nous et c'est un peu un modèle à suivre avec une industrie métallurgique performante, une industrie de transformation, le développement de l'éco-tourisme et une transition énergétique réussie.

Lire la suite en ligne -

L'interpatronale prend acte de la décision du Congrès

Vie chère la grogne monte

ACTU NC 05/05/2022

COMMUNIQUE DE L'INTERPATRONALE 06/05/2022

Nouméa, le 6 mai 2022

L’interpatronale ne peut que prendre acte de l’adoption par le Congrès du projet de réforme fiscale déposé par le Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie pratiquement identique à celui proposé par le Gouvernement au mois de novembre suscitant de vives contestations. 

Nous précisons que les discussions au sein du Comité de suivi de la réforme fiscale n’ont conduit, à ce jour, à aucune forme de validation ou de cautionnement des orientations par les organisations représentatives patronales de cette réforme visant à augmenter unilatéralement la  pression fiscale à l'exception de discussions sur le projet d'une revalorisation de la CCS en vue du sauvetage du RUAMM, en considération toutefois de ces effets, combinée à une augmentation des taux de TGC, sur le pouvoir d’achat des calédoniens. 

Nous rappelons que l’étude d’impact des réformes proposées conclue à des impacts extrêmement négatifs, tant sur le pouvoir d’achat des Calédoniens, que sur l’activité des entreprises et l'emploi. 

L’inter patronale a formulé, dans le cadre du Comité de suivi, des propositions alternatives qui doivent également faire l’objet d’études d’impact, et dont l’objectif est de faire coïncider des objectifs de rendement fiscal et de relance économique.

Nous tenons à clarifier, sans ambiguïté, que la concertation dans un esprit de responsabilité doit continuer de prévaloir et réaffirmons la nécessité d’un véritable débat public à ce sujet. 

Consulter l’actualité de notre interpatronale : www.cpme.nc www.medef.nc www.u2p.nc

Lutte contre la Vie Chère - Des mesures insuffisantes, craint le Medef

JT La 1ère 05/05/2022

Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie annonçait mercredi plusieurs mesures pour lutter contre la vie encore plus chère. Certaines, pour avoir une action sur le prix des carburants et d’autres, pour l’alimentaire. Tour d'horizon des réactions, auprès d'associations comme de syndicats.

Du côté du patronat, le Medef regrette un manque de concertation, car les entreprises sont elles aussi confrontées à l'augmentation des prix, des produits importés. "Une entreprise ne peut pas augmenter énormément ses prix si elle veut continuer de vendre", défend sa présidente en Calédonie, Mimsy Daly. "Le problème est, aujourd'hui, comment est-ce qu'on peut collectivement réfléchir à réduire l'impact de la hausse des tarifs des produits importés. Comment est-ce qu'on peut aussi réfléchir à produire davantage localement, notamment dans le secteur agricole. Nous allons probablement avoir une situation qui dure et pour laquelle les mesure proposées sont très nettement insuffisantes."

 

 

Cherté de Vie hausse de l'inflation

RRB 05/05/2022 - Vie chère

Quelles sont ces pistes ? Que faut-il en attendre ? C'était le thème des Jeudis de l'économie Radio Rythme Bleu.

La cherté de la vie et la hausse de l’inflation alimentent bien des débats. Le gouvernement a réuni vendredi dernier les partenaires sociaux et les services concernés pour envisager des pistes de maitrise de certains coûts, notamment sur l’alimentation et les produits pétroliers. Et un plan d’action serait en préparation. Quelles sont ces pistes ? Que faut-il en attendre ? 

Pour en parler, Jean-François Bodin recevait Yves Jean-Baptiste, directeur général du groupe Saint-Vincent, Samuel Prévot le directeur de l’interprofession viande de Nouvelle-Calédonie, Mimsy Daly la présidente du Medef et Tony Dupré, vice-président de la Cogetra.

 

 

EN ROUTE POUR 43 MILLIARDS D’IMPÔTS NOUVEAUX !

| noumeaPost 06/05/2022

"En rejetant la motion préjudicielle des partis autonomistes, le Congrès a ouvert la voie à un calendrier d’aggravations fiscales dont l’objectif annoncé est un prélèvement de 43 milliards dans la poche des contribuables.

Selon le Medef, les effets collatéraux s’ajoutant au réformes envisagées font monter la facture fiscale à près de 100 milliards.

Le calendrier a été adopté sans que des indications supplémentaires aient été apportées sur l’impact des mesures listées, sur le pouvoir d’achat des ménages, l’équilibres des entreprises, et d’une manière générale, sur la consommation. Aucune indication, non plus, sur l’effet inflationniste inéluctable, à la fois sur le coût du travail et les coûts de production.

Responsable de la fiscalité au gouvernement, Gilbert Tyuienon a indiqué que plus de 40 réunions de concertation ont déjà été tenues. Beaucoup craignent que les mesures annoncées soient génératrices d’une nouvelle crise qui s’ajouterait à celle du covid, à la crise économique qui en est résultées, et à celle provoquée par l’explosion de l’inflation".

Mimsy DALY, Présidente du MEDEF-NC est l'invitée du jour de Radio Océane

Claudette TRUPIT reçoit Mimsy DALY et d'autres invités sur le thème "Que faire face à l'augmentation des prix"

Election présidentielle 2022

Présidentielle 2022

 

 

Réactions calédoniennes à la réélection d’Emmanuel Macron (francetvinfo.fr 25/04/2022)

Mimsy Daly : "on est content de poursuivre nos travaux avec Emmanuel Macron". La présidente du Medef-NC est plutôt satisfaite de cette réélection. "Nous avions salué la méthode d’Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu qui ont écouté profondément les préoccupations de la société civile et du monde économique. On est donc content de poursuivre nos travaux avec Emmanuel Macron."

JOURNAL : LUNDI 25/04/22 (SOIR) Présidentielles 2022 | Radio Rythme Bleu

La Nouvelle-Calédonie a voté Macron. Le chef de l'Etat sortant obtient 61,04% des suffrages contre 38,96% pour Marine Le Pen. Il arrive en tête dans toutes les communes calédoniennes. La participation globale pour le second tour reste faible. Elle s'établit à 34,79%. Un point et demi de plus qu'il y a 15 jours. Réaction de la Présidente du Mouvement des Entreprises de Nouvelle-Calédonie, Mimsy DALY.

Le JT - L'abstention, grand vainqueur de la présidentielle au pays | CALEDONIA 25/04/2022

Mimsy Daly, Présidente du MEDEF-NC via Skype.

 

Faut-il augmenter le SMG ?

DNC du 21/04/2022

DEUX LOGIQUES OPPOSÉES Pour la présidente du Mouvement des entreprises de Nouvelle-Calédonie (Medef), des augmentations de salaire "ne pourraient pas répondre à l'inflation telle qu'elle se profile", et généreraient un cercle vicieux. "Si les charges des entreprises augmentent, il y a un risque sur l'emploi. Et la priorité, c'est de le préserver."

Où en est la réforme fiscale ?

C'était le thème du Jeudi de l'Economie Radio Rythme Bleu ce 14/04/2022

La réforme fiscale toujours en débat. C’est un dossier qui a déjà fait couler beaucoup d’encre. Où en sont les discussions entre les partenaires ? Quels sont les avancées ou les points de blocage ? Quel est le calendrier envisagé par les uns et les autres ?

Jean-François Bodin recevait ce midi Jean-Raymond Postic, qui suit le dossier au cabinet de Gilbert Tyuiénon, Milo Poaniéwa le secrétaire général de l’Usoenc, Christophe Coulson, le président de l’UT CFE CGC, Mimsy Daly, la présidente du Medef, et Baptiste Faure, le secrétaire général de la CPME.

 

 

Le rapport caché sur l'impact de la réforme fiscale dévoilé

[GROS PLAN] | LNC.nc 07/04/2022 |

(...) - Lire l'article intégral

Changement de méthode

Cette étude révélant une explosion des prélèvements fiscaux ajoutée à la levée de boucliers des partenaires sociaux, dans le patronat comme dans les syndicats, a contraint l'exécutif à revoir sa copie. Depuis le 8 mars, Gilbert Tyuienon organise un comité de suivi de la réforme fiscale. « Il permettra de suivre et de participer au débat sur les réformes portées par le gouvernement dans le domaine fiscal, pour tous les textes identifiés dans la délibération de programmation fiscale actuellement soumise au Congrès », a rappelé le membre du gouvernement en charge de la fiscalité.

Désaccord sur le taux de prélèvement

Pour le Medef, l'hypothèse de l'exécutif justifiant une hausse des prélèvements serait erronée.

« Le gouvernement assure que le taux de prélèvement en Nouvelle-Calédonie est largement inférieur à celui de la Métropole, expliquait Guillaume Benoit dans nos colonnes le 3 janvier. Mais son calcul est faux, puisqu'il est basé sur un PIB de 1 000 milliards qui prend en compte environ 180 milliards alloués par la France. Or, la réalité de la pression fiscale doit être calculée sur les seules richesses créées par la Calédonie, c'est-à-dire 825 milliards. Avec 350 milliards de prélèvements, on est plutôt à un taux de 43 %, parmi les plus élevés au monde. Le gouvernement, lui, considère qu'on est taxés à 34 %. C'est une erreur d'appréciation majeure. »

Prélèvements fiscaux : le gouvernement MAPOU aurait tout faux !

07/04/2022 noumeaPost

90 milliards prélevés sur les entreprises calédoniennes de 2022 à 2024, baisse de consommation des ménages de 38 milliards, baisse de la valeur ajoutée de 30 milliards, tel serait le bilan catastrophique du plan de réforme fiscale présenté par la majorité indépendantiste du gouvernement Mapou. C’est en tout cas le résultat de l’analyse du cabinet Didacticiel et Modélisations Economiques commandée par les services fiscaux et rapportée par Les Nouvelles.

Le Medef, de son côté, rajoute une comparaison avancée par le gouvernement entre la pression fiscale métropolitaine et la pression fiscale en Nouvelle Calédonie, qui serait fausse ! Les arguments avancés par l’Exécutif calédonien intègreraient, selon le syndicat d’employeur, les dépenses de l’Etat sur le territoire, et ne se limiterait pas à la seule « richesse créée par la Calédonie ». Conclusion du Medef : les Calédoniens seraient pressurés à 43% et non à 34% comme avancé, et figureraient dans la liste des contribuables les plus taxés dans le monde !

Ces éclairages démontrent en tout cas que la Nouvelle Calédonie manque cruellement de stratégie de développement économique et que le principe fiscal localement célèbre du « on prend l’argent là où qu’elle est » n’est pas le plus pertinent. Pourtant, il ne fait pas de doute que les finances locales doivent retrouver un équilibre, tout comme les comptes sociaux. Dans un territoire qui vit au dessus de ses moyens, où le gaspillage de fonds publics est réel, le "rééquilibrage" des prélèvements est nécessaire tout autant que celui des dépenses publiques. Une analyse et un diagnostic qui relève de compétences élevées. Ne serait-il pas temps que la Nouvelle Calédonie s’en dote ?

Grève générale de l'USTKE le 1er avril 2022

Social - Grève générale à l'USTKE - LNC du 02/04/2022

Comme annoncé, l'USTKE s'est mobilisée ce vendredi dans le cadre d'un appel à la grève générale. Le syndicat annonce des perturbations dans des commerces, le réseau de transport Taneo à Nouméa ou
encore certaines crèches. Environ 500 personnes, selon I'USTKE, étaient réunies en milieu de matinée devant le Medef et la CPME-NC à Nouméa. Elles dénoncent des accords de branche "au point mort depuis de nombreuses années dans certains secteurs" On n'occulte pas le fait que la Covid accentue la crise économique mondiale, explique Bress-Nell Porcheron, secrétaire de la branche commerce et divers. « Mais on estime que le patronat doit être davantage reconnaissant envers les petites gens qui ont permis de maintenir leurs chiffres d'affaires durant cette période. Les représentants des employeurs ont proposé des clauses de revoyure à I'USTKE, renvoyant les négociations à plus tard. Le syndicat s'inquiète de l'accroissement des inégalités et de la « perte constante de pouvoir d'achat des employés les plus modestes. « Ces négociations annuelles sont aussi importantes pour les personnes qui travaillent seules, pour la femme de ménage qui n'est pas représentée par une organisation syndicale par exemple, ajoute Bress-Nell Porcheron.

RRB 02/04/2022

Dans l'actualité sociale, l'USTKE suspend la grève générale dans l'ensemble du secteur privé. Le syndicat et ses 11 fédérations réclamaient aux organisations patronales des revalorisations de salaire face à la hausse des prix dans de nombreux secteurs. Des délégations ont été reçues hier et une méthode de travail a été trouvée. Désormais, et dès la mi-avril, patrons et syndicat se rencontreront en amont des négociations obligatoires pour échanger et trouver des solutions en commun.

RRB 01/04/2022

Au lendemain de l'appel à la grève générale lancé par l'USTKE, le mouvement s'est traduit sur le terrain par la mobilisation 3 à 400 personnes. Elles se sont rassemblées devant le siège du Medef à Nouméa et celui de la CPME et de la FINC à Ducos pour réclamer des revalorisations de salaires. Le syndicat dénonce l'échec des négociations de branches. Des délégations syndicales ont été reçues par les organisations patronales.

 

L'USTKE se mobilise pour une revalorisation salariale (TV NC La 1ère 01/04/2022)

Les militants de l'USTKE mobilisés à Nouméa devant les organisations patronales. A l'ordre du jour, en pleine négociation salariale : une revalorisation estimée insuffisante et la lutte pour un meilleur pouvoir d'achat.  L'objectif, pour le syndicat, était de rencontrer les organisations patronales afin d'échanger sur les revendications.

Ils ont prévenu. Dès 5 heures ce vendredi matin, les militants de l'USTKE se sont mobilisés en nombre devant les bureaux d'entités bien précises : l'antenne du Medef rebaptisée Mouvement des entreprises de Nouvelle-Calédonie, au quai Ferry. Et à Ducos, la Confédération des petites et moyennes entreprises qui cohabite avec la Fédération des industries de Nouvelle-Calédonie. Sur place, en tout, 400 à 500 personnes. Une démonstration de force suite à des négociations collectives annuelles que la centrale a trouvées loin du compte. "C'est pour bien montrer, au niveau des fédérations patronales, qu'on ne va plus accepter ce genre de propositions. Eux qui parlent toujours de discussions, de négociations (…), il faut qu'ils arrivent avec des propositions décentes". Thierry Le Berre, vice-président de l'USTKE.

Le coût de la vie qui a augmenté ces dernières années, auquel s'ajoutent les effets de la crise Covid : face à ce double constat, l'USTKE estime que les conventions collectives ont été en deçà de ce qui aurait dû être la norme pour permettre un pouvoir d'achat suivant l'inflation. "C'est des conventions qui datent depuis vingt - trente ans. On a revalorisé les salaires au travers de la valeur-point, dans un avenant. Sauf qu'au niveau de la grille en elle-même, ça n'a pas évolué depuis des décennies". Léonard Wahmetu, secrétaire général de la Fédération des mines et de la métallurgie. "Il y a deux catégories d'entreprises : les petites, et les moyennes. Les petites sont étranglées financièrement. C'est vrai que d'autres n'ont pas fait d'efforts. Pour nous, c'était important de leur faire passer le message". Mélanie Atapo, première vice-présidente de l'USTKE

Le Medef répond :

Des efforts, le Medef estime en avoir faits. Par la voie d'un communiqué diffusé en fin de journée, il rappelle sa volonté de voir diminuer "les charges extrêmement lourdes pesant sur le travail en Nouvelle-Calédonie". Il insiste aussi sur l'explosion des coûts d'importation : "La situation exceptionnelle que nous traversons depuis deux ans maintenant ne pourra pas être réglée par les entreprises seules, actuellement confrontées à une explosion de leurs coûts d’approvisionnement, d’assurances et des hausses récentes des coûts de l’énergie et du carburant, et confrontées pour la plupart à la nécessité de réduire leurs effectifs."

Le mouvement demande par ailleurs à participer à une cellule de crise concernant l’inflation, "avec pour objectif de trouver collectivement les moyens d’amortir le choc inflationniste que subissent actuellement les entreprises et les consommateurs calédoniens." Ce sera au gouvernement d'arbitrer les souhaits, selon la marge permise par le budget du pays. 

Le Mouvement des entreprises de Nouvelle-Calédonie (…) témoigne d'une situation de détresse partagée des entreprises et des salariés, et rappelle que le combat pour le maintien de l’emploi doit être une absolue priorité.

Communiqué du Medef-NC, le 1er avril.

Communiqué de presse du 01/04/2022

Le Mouvement des Entreprises de Nouvelle-Calédonie, pleinement attaché au dialogue social, témoigne d'une situation de détresse partagée des entreprises et des salariés, et rappelle que le combat pour le maintien de l’emploi doit être une absolue priorité.

 

[Selon les chiffres de l’ISEE, au 3ème trimestre 2021, 10 780 entreprises du secteur privé déclarent des salariés auprès de la CAFAT, soit une baisse de 6,5 % sur trois mois (données CVS). Sur la même période, les créations d’entreprises reculent de 19 % (données CVS). L’indicateur du climat des affaires (ICA), qui synthétise l’opinion des chefs d’entreprises interrogés sur la conjoncture, chute de près de 10 points entre le 2ème et le 3ème trimestre et s’établit à 89,4.]

La situation exceptionnelle que nous traversons depuis deux ans maintenant ne pourra pas être réglée par les entreprises seules, actuellement confrontées à une explosion de leurs coûts d’approvisionnement, d’assurance et des hausses récentes des coûts de l’énergie et du carburant, et confrontées pour la plupart à la nécessité de réduire leurs effectifs.

Les négociations de branche 2022 prévoyaient des clauses de revoyure, ces dernières sont programmées dès la semaine prochaine. Des négociations se tiennent également entreprise par entreprise.

La tension sur le pouvoir d’achat est une réalité.

Ainsi, le MEDEF-NC est impliqué, avec les syndicats de salariés, dans une phase de concertation au sujet de la réforme fiscale dont les travaux au gouvernement sont toujours en cours et fait des propositions dans le sens d’une réduction des charges extrêmement lourdes pesant sur le travail en Nouvelle-Calédonie.

Une demande a également été adressée au Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie afin de pouvoir participer à une cellule de crise concernant l’inflation, avec pour objectif de trouver collectivement les moyens d’amortir le choc inflationniste que subissent actuellement les entreprises et les consommateurs calédoniens.

Le MEDEF-NC est ouvert au débat avec l’ensemble des partenaires sociaux sur ces sujets qui nous concernent tous !