Mesures de l'exécutif, discussions avec les partenaires sociaux, suivi des indicateurs, importations, taxes, pouvoir d'achat ...

 

Le SMG et le SMAG ont fait l’objet d’une 1ère modification applicable à compter du 1er mai 2022 (SMG : 158 431 F mensuel / 937.46 F horaire ; SMAG : 134 669 F mensuel / 796.86 F mensuel).

Au 1er juin, ils font l’objet d’une seconde revalorisation (+ 0.9%) :

- SMG : 159 857 F mensuel / 945.90 F horaire ;

- SMAG : 135 881 F mensuel / 804.33 F horaire

 

Au 1er juillet, ils font l’objet d’une troisième revalorisation (+ 1.03%) :

- SMG : 161 503 F mensuel / 955.64 F horaire ;

- SMAG : 137 280 F mensuel / 812.31 F horaire

 

Le tableau suivant élaboré par les équipes du MEDEF-NC, récapitule les montants des salaires conventionnels dans plusieurs branches et l'impact du SMG et du SMAG sur les grilles, applicable à compter du 1er juillet :

Consultez le tableau -

 

COMMUNIQUE DU GOUVERNEMENT DU 16/05/2022 : Mesures contre l’inflation : les travaux se poursuivent

Une première réunion s’est tenue le 29 avril au cours de laquelle ont été présentées les pistes de travail du gouvernement pour contenir l’inflation liée au conflit russo-ukrainien. En collégialité du 4 mai, le gouvernement s’est engagé sur certaines mesures et a demandé aux services de travailler à leur mise en œuvre. En parallèle, les organisations patronales (MEDEF, CPME, FINC, FCBTP, SCNC, SIDNC) et les syndicats de salariés (UTCFE-CGC, USOENC, USTKE, fédération des fonctionnaires, COGETRA) ont fait parvenir au gouvernement leurs observations et leurs propositions. Une nouvelle réunion, sous le même format, a eu lieu vendredi 13 mai au gouvernement. Les travaux ont porté sur : 1. l’état d’avancement des travaux menés par le gouvernement ; 2. les demandes complémentaires des syndicats de salariés et des organisations patronales.

- LIRE L'INFORMATION PRESSE -

 

DANS LES MEDIA, L'INFLATION EN NOUVELLE-CALEDONIE :

 

Marie-Anne Poussin-Delmas : "Le temps est plus que venu d'apporter des solutions économiques durables" | LNC.nc 27/06/2022 |

(...) La Nouvelle-Calédonie mène des réformes fiscales. Une " loi-cadre " a été adoptée. Les chefs d'entreprise ont maintenant besoin de connaître les dispositions fiscales, sur le plan des cotisations sociales, etc. Or des incertitudes financières, attachées à l'ensemble de ces réformes, sont mentionnées. Ils ont aussi en tête cette période institutionnelle de dix-huit mois qui est un facteur d'inquiétudes pour le climat des affaires, et pour l'attractivité du territoire de manière générale.

"Nous voyons bien que, comparé au choc pandémique, l'inflation sera à la fois plus forte et plus durable." Il est difficile d'attirer les compétences. Le marché des compétences est alors un marché qui fait l'objet d'une compétition assez forte entre chefs d'entreprise. Dans de nombreux secteurs. Une inquiétude est exprimée par ailleurs sur la démographie du territoire, à la suite des 10 000 départs entre 2014 et 2019. Le sentiment est que le phénomène continue. C'est un point de vigilance assez fort. 

Quel est votre regard sur l'état des finances publiques calédoniennes ?

Il y a un déséquilibre qui d'ailleurs existe depuis plusieurs années. Le problème est qu'il s'aggrave. L'écart entre les recettes et les dépenses s'élargit. Les mesures prises relèvent davantage de l'endettement que du redressement de fond. Maintenant que les trois référendums sont passés, le temps est plus que venu d'instaurer une vraie prise en charge, d'apporter des solutions durables. L'endettement peut être une solution ponctuelle à un problème ponctuel, mais on ne peut pas continuer à s'endetter vu le niveau aujourd'hui atteint : on est arrivés au bout du bout de cette solution. Il n'y a pas de choix, il faut maintenir les régimes sociaux des Calédoniens. Il faut trouver une solution raisonnable pour l'ensemble des parties. Et cela passe par des réformes. Se pose aussi un sujet majeur de dynamique économique.

Un nouvel obstacle a surgi : l'inflation. Quels sont les risques ?

(...) L'inflation relevée en Nouvelle-Calédonie est, à fin avril 2022, en glissement annuel, de +2,4 %. Ce qui est faible si nous la comparons à celle enregistrée en Métropole (+5,4 %), à la moyenne de la zone euro (+7,5 %), ou encore à celle de l'Allemagne (au-delà de +8 %). Je vous laisse ainsi mesurer la tendance vers laquelle la Calédonie s'achemine peut-être. Car l'inflation, je le répète, est importée.

La guerre en Ukraine ou encore le reconfinement décidé en Chine, ont produit une forme de nouveau choc conjoncturel avec, comme conséquences, une tension sur les approvisionnements et les prix.

Nous voyons bien que, comparé au choc pandémique, l'inflation sera à la fois plus forte et plus durable. D'après les analyses, la zone euro sera revenue à cette cible de +2 % d'inflation fin 2024. Un certain nombre de Banques centrales commencent, je le disais, à remonter leur taux d'intérêt. La BCE en fera de même vraisemblablement d'ici fin juillet. En raison de cet environnement mondial, nous allons, nous aussi, nous inscrire dans une remontée des taux à une échéance qui reste à définir. La politique monétaire doit s'adapter aux trois territoires français du Pacifique. (...)

 

Les prix des loyers commerciaux plafonnés | LNC.nc 16/06/2022 |

C'était un effet insoupçonné de la hausse des matières premières, jusqu'à ce que les commerçants ne tirent la sonnette d'alarme.

Les baux commerciaux sont directement indexés au coût des matériaux de construction et l'inflation extérieure a fait progresser les loyers de 7,39 % entre avril 2021 et avril 2022. Une hausse mécaniquement reportée, tout du moins en partie, dans le porte-monnaie du consommateur.

Pour y remédier, le gouvernement a arrêté un projet de délibération qui vise à plafonner temporairement les taux de majoration du BT21, indice des matières premières.

Cette mesure conjoncturelle sera applicable aux révisions et revalorisations réalisées entre l'entrée en vigueur de la présente délibération et le 31 décembre 2022. Avant cette date, le gouvernement souhaite présenter une réforme de la réglementation visant à ne plus indexer la révision des loyers sur la base du seul indice BT21, devenu extrêmement volatil et générateur d'inflation. (...)

Les prix encore en hausse de 1 % en mai | LNC.nc 16/06/2022 |

L'augmentation des prix en mai est largement portée par ceux du carburant qui ont bondi de plus de 12 %. Globalement, les tarifs affichent une hausse de 3,4 % en un an. (...)

Après la pandémie, la guerre en Ukraine secoue les Outre-mer et les filières des matières premières (francetvinfo.fr 09/06/2022)

S’il n’y a pas de pénurie généralisée, le livre-choc CyclOpe 2022 constate partout une forte hausse des prix. Après la pandémie, c’est désormais la guerre en Ukraine qui propulse les cours des matières premières vers de nouveaux sommets. Flambée du gaz, des matières premières agricoles, du fret maritime, les Outre-mer n'échappent pas au choc des tensions sur les prix.

NCNews 01/06/2022 « La Nouvelle-Calédonie n’a pas les moyens d’une politique massive contre l’inflation » Mimsy DALY, Présidente du MEDEF-NC

Vie chère, réforme fiscale, solde migratoire négatif, avenir institutionnel… Reconduite à la présidence du Medef NC le 19 mai, Mimsy Daly commente l’actualité et présente les grands chantiers de l’organisation patronale pour les 3 années à venir.

Carburant : le gouvernement s'attaque aux taxes pour limiter l'inflation | LNC.nc 31/05/2022 |

L’exécutif compte faire baisser les prélèvements sur les produits pétroliers, alors qu’une nouvelle hausse du gazole est attendue le 1er juin. Le Congrès lui en a donné l’autorisation ce lundi, malgré des critiques de l’opposition.

Finances du pays dans le rouge : comment y remédier ? | LNC.nc 31/05/2022 |

Les élus du Congrès ont abordé, lundi soir, l'étude du rapport d'observations définitives des comptes et de la gestion de la Nouvelle-Calédonie, de 2017 à nos jours, produit par la Chambre territoriale des comptes.
Une nécessité de lever de nouveaux impôts, de réformer la Cafat et de réduire son train de vie. C'est en substance les préconisations faites par les magistrats financiers dans leur rapport d'observation définitive où, ils considèrent que les finances publiques sont dans "une situation de crise". Concrètement, la CTC recommande au gouvernement de trouver 3 milliards de recettes fiscales supplémentaires et 7 milliards pour une année pleine, afin d'éviter le crash. Le rapport n'a pas vraiment suscité beaucoup de remous dans les rangs clairsemés de l'hémicycle, une fois la nuit tombée. "Cela nous encourage simplement à mettre en œuvre les préconisations", a estimé Pascal Sawa pour le groupe UC-FLNKS et Nationalistes. Pour Guy-Olivier Cuénot, au nom de l'Avenir en confiance, " ce rapport extrêmement complet donne les pistes techniques mais invite à remettre à plat notre structure de la fiscalité. Si on applique strictement les recommandations, on aura toujours des situations délicates".

Plaidant pour une fiscalité plus adaptée "à notre structure d'entreprise en Calédonie", celui qui est candidat aux législatives sous la bannière du Rassemblement national déplore le fait que "la fiscalité minière est en encore en jachère et que la relance de l'économie pose questions. Nous avons déjà pris le mur et nous sommes dans le vif du sujet. Il y a une urgence sociale à remettre les choses à plat, sans querelle idéologique." (...)

Nouvelle mobilisation contre la vie chère : les dépôts de carburant bloqués (francetvinfo.fr 30/05/2022)

A l’appel de l’Association citoyenne de Nouvelle-Calédonie, une nouvelle journée de blocage et de mobilisation a débuté. Les manifestants ont bloqué les dépôts de carburant dans la nuit et réclament un rendez-vous avec le gouvernement et les pétroliers.

Contre la vie chère, ils bloquent le dépôt de carburant de Numbo | LNC.nc 30/05/2022 |

L'association citoyenne de la Nouvelle-Calédonie a durci la mobilisation contre la vie chère en bloquant le dépôt de carburant de Numbo, à Nouméa, lundi 30 mai. La mobilisation contre la vie chère se poursuit lundi 30 mai. Tôt ce matin, l’Association citoyenne de la Nouvelle-Calédonie a durci le mouvement en bloquant le dépôt de carburant de Numbo, à Nouméa. Manifestation. Sur les banderoles, les slogans appellent à stopper l’augmentation des prix ou à établir une "taxe minière".

[GROS PLAN] Les finances du pays "en situation de crise" | LNC.nc 30/05/2022 |

Les élus du Congrès étudieront lundi après-midi le rapport d’observations de la Chambre territoriale des comptes sur la situation financière de la Nouvelle-Calédonie. Un document de 127 pages qui dresse un état des lieux inquiétant et livre une série de recommandations pour éviter la faillite.

Un panier de fruits et légumes à 2 500 francs… pour commencer (madein.nc 26/05/2022)

Pour la production locale, le défi est de taille. En témoigne Marc Viallon, vice-président de l’Ifel : « La profession va essayer de faire ce qu’elle peut, notamment avec les conditions climatiques difficiles que l’on connaît depuis deux ans, explique le représentant de Repair et de la Cop 1. Cela dit, cela est aussi difficile pour les importateurs qui voient leurs prix augmenter à cause du fret, reconnaît le producteur. Cet accord est un effort collectif de la distribution comme de la production pour arriver à résoudre l’équation et à satisfaire les consommateurs. »

Un nouveau bouclier qualité-prix activé le 1er juin pour les fruits et légumes (francetvinfo.fr 23/05/2022)

Pour lutter contre l’inflation, un accord interprofessionnel a acté mardi 24 mai, la mise en place d'un nouveau bouclier qualité-prix de fruits et légumes. Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a approuvé, mercredi, sa mise en œuvre, au 1er juin. Un panier de 6 kg sera proposé à 2 500 francs CFP.

Vie chère : les syndicats montent au créneau - Nouvelle-Calédonie la 1ère (francetvinfo.fr 21/05/2022)

Troisième réunion ce vendredi au gouvernement avec les partenaires sociaux sur les mesures de lutte contre la vie chère. Les syndicats des salariés ont donné leur avis et leurs propositions lors d'une conférence de presse conjointe.

Le gouvernement veut alléger la fiscalité pétrolière - (francetvinfo.fr 19/05/2022)

Comment faire baisser le prix de l’essence et du gazole à la pompe ? Si il est impossible d’intervenir sur le prix du baril de pétrole, qui flambe dans le monde, le gouvernement calédonien propose d’intervenir sur les taxes à l’importation. Explications.

Inflation, fiscalité, nouveau modèle : L'Inter-patronale et les syndicats de salariés ont opté pour le dialogue (francetvinfo.fr 18/05/2022)

L’inter-patronale, participe à la fois aux réunions mises en place par le gouvernement au sujet des mesures contre l’inflation et au comité de suivi de la réforme fiscale.

L’exécutif et les partenaires sociaux se rencontrent à intervalles très réguliers ces dernières semaines. Sur la fiscalité comme sur l’inflation. Ce qui n’empêche pas une nouvelle mobilisation d’avoir lieu ce 18 mai pour protester contre la vie chère et l’augmentation envisagée de la TGC et de la CCS. “ On comprend les préoccupations qui animent les manifestants aujourd’hui", "Le choix de l’inter-patronale et la majorité des organisations syndicales représentatives, c’est plutôt de rentrer dans une méthode de concertation et de dialogue avec le gouvernement. “

Un espace de concertation

Après avoir critiqué la méthode et l’absence de concertation avec les acteurs économiques lorsque le projet de réforme fiscale a été présenté en fin d’année dernière, le contexte a évolué. “ Aujourd’hui on a un cadre et un espace de dialogue qui est ce comité de suivi de la réforme fiscale “, espace qui permet aux organisations de faire part de leurs propositions, de leurs avis sur les mesures envisagées et “ on a des signaux qui sont plutôt positifs “, précise le secrétaire général. Notamment sur le projet de réforme fiscale puisque l’inter-patronale a pu présenter son propre projet et en demander une étude d’impacts par un cabinet neutre et spécialisé. Demande validée par le gouvernement.

Changer de modèle

"La proposition de l’inter-patronale vise plutôt à offrir à la Nouvelle-Calédonie une stratégie, un changement de modèle". Avec, comme base de la proposition, le choix de fiscaliser une partie du coût du travail en réduisant les cotisations payées par le salarié et par l’entreprise  "et de les rattraper sur des impôts à assiette beaucoup plus large, telles que la CCS ou la TGC". La mécanique se veut vertueuse en allégeant les charges, en augmentant les salaires nets et en redonnant ainsi du pouvoir d’achat, permettant de stimuler la consommation, et ainsi la réussite des entreprises calédoniennes.

Plus le choix

Reste qu’il y a urgence. Urgence à trouver des recettes fiscales conséquentes et pérennes, urgence à trouver comment sauver les comptes sociaux… Pour autant, estime Baptiste Faure et la CPME, il n’y a plus le choix.

“ Ça fait trop longtemps que l’on dit que la Nouvelle-Calédonie est en crise, que l’on doit changer de modèle et que malheureusement on procède par à-coup, dans l’urgence. C’est un changement qui peut se faire sur le moyen terme mais on estime qu’on n’a plus vraiment le choix sinon la Calédonie, économiquement et socialement, risque de faire face à des temps beaucoup plus durs. “ Un monde économique dans l’attente désormais des décisions du gouvernement. Et de l’avenir du prêt AFD garanti par l’Etat mis en pause par le Congrès mais sur lequel se basent toutes les hypothèses pour le futur…

- VOIR L'INTERVIEW DU SECRETAIRE GENERAL DE LA CPME PORTE-PAROLE DE L'INTERPATRONALE -

RRB 17/05/2022 - Info soir

Mimsy DALY, la Présidente du MEDEF-NC répond sur les mesures de l'exécutif et la concertation des partenaires sociaux vendredi dernier.

 

 

Coups de klaxons et mobilisation pour protester contre l'inflation - NC La 1ère 18/05/2022

Un mercredi placé sous le signe de la lutte contre la vie chère. La circulation matinale a été ralentie par une opération escargot des rouleurs, qui répondaient à l'appel à mobilisation devant le gouvernement. Celui-ci doit prendre une batterie de mesures pour endiguer l'inflation ou accompagner ses effets sur les portefeuilles des Calédoniens.

Extrait : "C'est dans ce contexte que le gouvernement doit se réunir route des Artifices. Il a annoncé à plusieurs reprises une première salve de mesures pour endiguer la montée générale des prix. A commencer par le plein de carburant. Selon le gouvernement, une division par deux de ces taxes couterait 450 millions par mois. Syndicats et patronat mettent en garde contre un risque de pression fiscale en retour".

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Les prix à la consommation progressent de 0,7% en avril 2022 - NC LA 1ère 17/05/2022

L'Isee vient de publier l'indice des prix à la consommation pour le mois d'avril. Les prix croissent de 0,7% en raison d'une hausse des prix de l'énergie, des produits manufacturés, de l'alimentation et des services.

C'est l'instrument de mesure de l'inflation. L'Institut de la statistique et des études économiques de Nouvelle-Calédonie (Isee) a fait paraître ce lundi l'indice des prix à la consommation du mois d'avril 2022. L'indice des prix hors tabac et l'indice général, qui ont connu une hausse de 0,3% en mars dernier, connaissent une nouvelle augmentation de 0,7% en avril. L'énergie pèse beaucoup dans la balance avec une hausse de 3,8%. Cela s'explique par l'augmentation des tarifs des carburants (+5,3%), de l'électricité (+1,9%) et du gaz (+5,1%).

S'ajoutent à cela, la hausse des produits manufacturés de 0,7%. Sont principalement concernés le mobilier, l'habillement et les chaussures, les appareils ménagers et les équipements photographiques et informatiques. Les voitures ne sont pas épargnées.

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Vie chère : exécutif, patronat et syndicats continuent à plancher - 17/05/2022 LNC

Mettre en place à court terme des mesures pour protéger le pouvoir d'achat des Calédoniens et contenir l'inflation liée au conflit russo-ukrainien : c'est l'objectif des réunions organisées chaque semaine depuis le 29 avril par le gouvernement. En collégialité le 4 mai, il s'est engagé sur des mesures et a demandé aux services de travailler à leur mise en œuvre. En parallèle, les organisations patronales et les syndicats de salariés ont fait parvenir leurs observations et leurs propositions : évolution des salaires, suppression des quotas d'importation des produits de première nécessité ou de grande consommation, plan de soutien pour le BTP et un rapprochement avec l'État pour étudier la possibilité d'étendre à la Calédonie les dispositions de soutien métropolitaines. De son côté, l'exécutif a fait le point sur ses avancées. Des réunions de travail ont eu lieu avec les entreprises pétrolières afin d'étudier quels efforts pourraient être consentis pour diminuer le coût du carburant à la pompe. - LIRE LA SUITE -

"L’inflation va réduire d’au moins 10% le pouvoir d’achat des calédoniens - 17/05/2022 Noumea Post

La Nouvelle Calédonie importe de l’inflation. C’est qu’en effet, tout ce qui y est produit en matière notamment de grande consommation contient des intrants fabriqués à l’extérieur. Il s’agit par exemple des engrais et des équipements pour les agriculteurs, des matières premières pour les industries de transformation, ou, d’une manière générale, de l’énergie pour le secteur économique comme pour les ménages. Pour ce qui concerne les produits de consommation directement importés, la répercussion est automatique, et la hausse du coût du frêt vient impacter l’ensemble. - LIRE LA SUITE -

L'inflation va "durer cette année" - Extrait de la Lettre d'information FEDOM du 16/05/2022

C'est ce que prévoit le gouverneur de la Banque de France qui promet de la "ramener autour de 2%" d'ici 2024.

François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France et président de la Banque des règlements internationaux, évoque des "difficultés d'approvisionnement" liées en partie "au choc" de la guerre en Ukraine. La Banque de France a annoncé qu'elle tablait sur "une croissance de 0,2%" sur le second semestre 2022. Son gouverneur a reconnu que ce n'était "pas brillant" mais "résilient", rappelant que le secteur du tourisme "repart", de même que "l'aéronautique se redresse plutôt bien", tandis que "l'automobile, la chimie ou l'agro-alimentaire souffrent beaucoup des difficultés d'approvisionnement".

Ces difficultés concernent, selon ses estimations, "la moitié des entreprises" du bâtiment et "les deux-tiers" de l'industrie.

Elles contribuent à l'augmentation des prix. "Le résultat, c'est une inflation autour de 5%", c'est "le problème numéro un" des Français, pour François Villeroy de Galhau.

Commentaire FEDOM :

La capacité réelle de la politique monétaire envisagée par la BCE à faire diminuer durablement l'inflation, en augmentant ses taux directeurs à partir de juillet (probablement de 25 points de base dans un premier temps), est mise en doute par de nombreux observateurs. En effet, si cette augmentation aura au moins pour effet d'éviter un affaiblissement trop important, mais déjà bien entamé, de l'euro face au dollar (par l'effet d'évitement d'un différentiel de taux directeurs trop important entre la BCE et la réserve fédérale américaine), il reste que l'inflation que connaît aujourd'hui l'Union européenne, et plus particulièrement la France, est essentiellement d'origine exogène (Guerre en Ukraine, confinement en Chine).

Pour enrayer la spirale "prix-salaires", l'augmentation des coûts d'emprunt qui résultera du levier monétaire risque aussi et surtout de décourager les consommateurs et les entreprises de réaliser de nouveaux investissements, et d'orienter durablement l'économie vers une récession.

Stopper l’inflation sans tuer la croissance, telle est la mission impossible des banques centrales. Face à la limite du levier monétaire, le piège de la stagflation dicte donc des choix de politique économique inédits et ambitieux.

Dans un tel contexte, la FEDOM alerte et rappelle les différentes réflexions et propositions autour de deux axes :

  1. d'une part, des actions visant à faciliter la sortie de crise par le renforcement des fonds propres de nos PME et TPE afin de "les armer" face à une situation d'hyper inflation conjoncturelle qui obère la relance économique postcovid. A cet égard, les entreprises ultramarines sont loin d'avoir retrouvé les marges de manœuvre dont elles bénéficiaient en 2019. Le mur de la dette (notamment les PGE non remboursés ou en cours de remboursement) contraint fortement la capacité d'investissement du fait de fonds propres non reconstitués, à l'instar de leur trésorerie. La FEDOM redemande une nouvelle fois aux pouvoirs publics qu'une analyse fine de la situation soit réalisée sur ce point.
  2. d'autre part, des actions plus structurelles pour ajuster les dispositifs en faveur des territoires ultramarins (notamment sur les régimes d'incitation fiscale à l'investissement outre-mer) afin que non seulement certains seuils soient corrélés à l'inflation afin qu'ils demeurent pertinents au cours du temps, mais également que la détermination de cette inflation (qu'elle soit globale ou dans certains secteurs particuliers comme dans le BTP - ICC par exemple) soit produite à l'échelle de chaque bassin géographique puisque ces territoires connaissent des évolutions de prix différentes du territoire de l'hexagone, pour les raisons structurelles bien connues (surcoûts liés à l'éloignement; insularité; les micromarchés…). L'objectif est évidemment que les entreprises retrouvent une productivité satisfaisante avec des injections de liquidité limitées, pour ne pas alimenter plus que de raison la spirale inflationniste. Parmi les mesures importantes qui répondent à ces conditions, il faut saluer l'annonce par le gouvernement de la prolongation du bouclier tarifaire sur les prix de l'énergie jusqu'à fin 2022.

Le prix du gazole à son niveau le plus haut depuis 30 ans 16/05/2022 LNC

Avril est, selon l'Isee, synonyme de hausse de tous les postes de dépenses, à l'exception du tabac. La palme revient aux carburants.

Avec 0,7 % d'augmentation en avril, la hausse des prix se poursuit comme le confirme l'indice de l'Institut de la statistique et des études économiques. À l'exception du tabac dont les prix restent stables, tous les postes sont concernés. À commencer par l'énergie avec une hausse de 3,8 %, après +2,9 % en mars.

Les tarifs sont tirés par la hausse concomitante des tarifs des carburants (+5,3 % après +5,7 % en mars), de l'électricité (+1,9 %) et du gaz (+5,1 %). Dans le détail, le prix du litre d'essence croît de 5,2 % et celui du gazole de 5,3 %. Le prix à la pompe de l'essence s'affiche à 167,30 F/L contre 159,00 F/L le mois dernier, et celui du gazole à 146,20 F/L contre 138,90 F/L en mars, soit "son niveau le plus élevé en trente ans", souligne l'Isee.

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JT La 1ère 05/05/2022 - Lutte contre la Vie Chère - Des mesures insuffisantes, craint le Medef

Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie annonçait mercredi plusieurs mesures pour lutter contre la vie encore plus chère. Certaines, pour avoir une action sur le prix des carburants et d’autres, pour l’alimentaire. Tour d'horizon des réactions, auprès d'associations comme de syndicats.

Après les annonces pour contrer l'inflation, les réactions - NC La 1ère (francetvinfo.fr)

Du côté du patronat, le Medef regrette un manque de concertation, car les entreprises sont elles aussi confrontées à l'augmentation des prix, des produits importés. "Une entreprise ne peut pas augmenter énormément ses prix si elle veut continuer de vendre", défend sa présidente en Calédonie, Mimsy Daly. "Le problème est, aujourd'hui, comment est-ce qu'on peut collectivement réfléchir à réduire l'impact de la hausse des tarifs des produits importés. Comment est-ce qu'on peut aussi réfléchir à produire davantage localement, notamment dans le secteur agricole. Nous allons probablement avoir une situation qui dure et pour laquelle les mesure proposées sont très nettement insuffisantes."

 

 

 

 

 

RRB 05/05/2022 - RRB - Vie chère

La cherté de la vie et la hausse de l’inflation. Et un plan d’action serait en préparation. Quelles sont ces pistes ? Que faut-il en attendre ? C'était le thème des Jeudis de l'économie Radio Rythme Bleu.

La cherté de la vie et la hausse de l’inflation alimentent bien des débats. Le gouvernement a réuni vendredi dernier les partenaires sociaux et les services concernés pour envisager des pistes de maitrise de certains coûts, notamment sur l’alimentation et les produits pétroliers. Et un plan d’action serait en préparation. Quelles sont ces pistes ? Que faut-il en attendre ? 

Pour en parler, Jean-François Bodin recevait Yves Jean-Baptiste, directeur général du groupe Saint-Vincent, Samuel Prévot le directeur de l’interprofession viande de Nouvelle-Calédonie, Mimsy Daly la présidente du Medef et Tony Dupré, vice-président de la Cogetra.

 

 

 

De premières mesures de lutte contre l'inflation annoncées par le gouvernement (francetvinfo.fr 04/05/2022)

De premières mesures de lutte contre l'inflation annoncées par le gouvernement. Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a présenté plusieurs mesures "destinées à combattre l'inflation des prix dans les domaines de l’énergie, de l’alimentation et des produits importés", mercredi 4 mai au soir. Une seconde série de mesures conjoncturelles doit être annoncée, la semaine prochaine.

Pouvoir d'achat. L'inflation va durer estime Geoffroy Roux de Bézieux le patron du Medef (leprogres.fr 30/04/2022)

Le président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux souligne dans une interview donnée au Journal du dimanche que la France est « entrée dans une économie d'inflation durable » au lendemain de la publication d'une nouvelle accélération de la hausse des prix.

Niveau inégalé depuis 1985 

En avril, l'inflation a atteint 4,8% sur un an, un niveau inégalé depuis novembre 1985, selon une première estimation de l'Insee. Dans la zone euro, le chiffre atteint même 7,5% pour le même mois.

« C’est un environnement que la plupart des chefs d’entreprise n’avaient jamais connu », s'inquiète le patron du Medef, qui a réitéré sa demande d'un allègement des impôts de production. « Pas plus que l’ensemble de la population, qui sera confrontée – à travers la hausse inévitable des taux d’intérêt – à la hausse des prix dans le secteur crucial du logement », a-t-il ajouté.

« Augmentation des prix de l'énergie »

« Cette inflation est essentiellement due à l'augmentation des prix de l'énergie », a rappelé ce samedi le commissaire européen au Marché intérieur, Thierry Breton, lors d'une interview à la radio France Inter. Il note de plus « une dynamique inflationniste » dans la zone euro.

Ukraine et Covid-19

Selon lui, beaucoup d'incertitudes pèsent sur l'économie européenne du fait du conflit entre l'Ukraine et la Russie et aussi en lien avec « les ruptures des chaînes d'approvisionnement », notamment en Chine, a-t-il souligné. « Beaucoup de nos usines et chaînes de valeur sont à l'arrêt compte tenu de la gestion un peu radicale des autorités chinoises qui ferment des pans entiers de l'économie », à Shanghai par exemple, pour lutter contre l'épidémie de Covid-19.

Les perturbations des chaînes d'approvisionnement sont un des principaux moteurs de la hausse des prix au niveau mondial depuis la pandémie de Covid-19, où les confinements décrétés dans différentes zones et à divers moments ont créé des goulets d'étranglements.

MEDEF NC

Stéphanie Hervé
Responsable Communication