Mesures de l'exécutif, discussions avec les partenaires sociaux, suivi des indicateurs, importations, taxes, pouvoir d'achat ... 

Documents présentés en Conférence Sociale des salaires du 29/12/2022

Signature de 2 nouveaux Accords Interprofessionnels destinés à contenir la hausse des prix. Mercredi 9 novembre 2022

 

La crise sanitaire liée au Covid-19 a entrainé des perturbations majeures sur le fret maritime et induit une forte hausse du prix de certaines matières premières et de produits de consommation courante.

Le conflit russo-ukrainien est également à l’origine d’une augmentation du prix de l’énergie au niveau international, dont les répercussions se font sentir en Nouvelle-Calédonie. L’indice des prix à la  consommation a atteint 104.24 (hors tabac et hors loyer) en septembre, soit une hausse de 5,2 % sur les douze derniers mois. Cette augmentation est portée principalement par l’énergie (+ 19,8 %) et l’alimentation (+ 9,8 %).

Le gouvernement a donc décidé de poursuivre son action en faveur du pouvoir d’achat des consommateurs calédoniens. Il a ainsi encadré la signature de deux accords interprofessionnels de stabilité des prix. 

Le premier prolonge et modifie les dispositions de l’accord mis en place le 4 juillet dernier, qui fixait une liste de 60 produits à prix plafonds. Le second met en place un nouveau bouclier qualité prix (BQP) pour le poisson. 

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Nouvel accord Interprofessionnel de Bouclier qualité prix fruits & Légumes vendredi 21 octobre 2022

Dans le cadre de la lutte contre l’inflation, les acteurs et opérateurs de la filière fruits et légumes signent, au gouvernement, un nouvel accord interprofessionnel modifiant les dispositions du Bouclier qualité-prix (BQP) fruits et légumes activé en mai dernier

La signature de ce nouvel accord interprofessionnel qui prolonge et modifie les dispositions du premier BQP sera l’occasion de dresser un bilan du dispositif en application depuis le 24 mai.

Avec ce nouveau BQP, les opérateurs de la filière fruits et légumes s’engagent à proposer un panier composé d’une sélection de six produits différents à prix remisé, dont quatre légumes et deux fruits, sans plafond de poids et de prix. 

Ce BQP fruits et légumes, d’une durée de six mois, sera commercialisé dans tous les points de vente d’une surface égale ou supérieure à 500 mètres carrés. Les surfaces commerciales inférieures à 500 mètres carrés peuvent appliquer le BQP sur la base du  volontariat. 

 

Les signataires de l’accord interprofessionnel :

Les membres de l’Interprofession fruits et légumes de Nouvelle-Calédonie (IFEL) 

  • L’Interprofession fruits et légumes de Nouvelle-Calédonie (IFEL)
  • Le Réseau professionnel pour une agriculture innovante et responsable (Repair)
  • La Coopérative agricole COOP1
  • Le Syndicat des commerçants de Nouvelle-Calédonie (SCNC)
  • Le Syndicat des importateurs et distributeurs de Nouvelle-Calédonie (SIDNC)
  • La Fédération des industries (FINC)

Autres signataires : 

  • Le groupe SCIE Distribution
  • Le syndicat des grossistes
  • Kenu In Distribution

 

ENQUETE DE LA CHAMBRE DES METIERS ET DE L'ARTISANAT - Octobre 2022

L’artisanat en difficulté face au contexte international

305 chefs d’entreprises, ayant 2 ans et plus d’ancienneté, ont été interrogé fin août-début septembre 2022.

Les résultats sont alarmants : 98% des artisans déclarent subir un impact des phénomènes internationaux sur leur activité.

Veuillez trouver ci-joint le communiqué de presse de la CMA-NC accompagné des résultats de l’enquête.

 

HAUSSE DU SALAIRE MINIMUM GARANTI : SMG et du SMAG

Le SMG et le SMAG ont fait l’objet d’une 1ère modification au 1er mai 2022 (SMG : 158 431 F mensuel / 937.46 F horaire ; SMAG : 134 669 F mensuel / 796.86 F mensuel), puis au 1er juin (SMG : 159 857 F mensuel / 945.90 F horaire ; SMAG : 135 881 F mensuel / 804.33 F horaire), puis au 1er juillet (SMG : 161 503 F mensuel / 955.64 F horaire ; SMAG : 137 280 F mensuel / 812.31 F horaire). Au 1er octobre, ils font l'objet d'une quatrième revalorisation (+0.99%) :

  • SMG : 163 102 F mensuel / 965.1 F horaire ;
  • SMAG : 138 639 F mensuel / 820.35 F horaire. Arrêtés

Consultez le tableau élaboré par nos équipes, qui récapitule les montants des salaires conventionnels dans plusieurs branches et l'impact de la hausse du SMG et du SMAG sur les grilles : 2022 Tableau Impact Hausse SMG-SMAG.pdf (medef.nc)

Consultez notre Dossier : SMG, SMAG et salaires conventionnels | MEDEF NC

 

COMMUNIQUE DU GOUVERNEMENT DU 16/05/2022 : 

Mesures contre l’inflation : les travaux se poursuivent

Une première réunion s’est tenue le 29 avril au cours de laquelle ont été présentées les pistes de travail du gouvernement pour contenir l’inflation liée au conflit russo-ukrainien. En collégialité du 4 mai, le gouvernement s’est engagé sur certaines mesures et a demandé aux services de travailler à leur mise en œuvre. En parallèle, les organisations patronales (MEDEF, CPME, FINC, FCBTP, SCNC, SIDNC) et les syndicats de salariés (UTCFE-CGC, USOENC, USTKE, fédération des fonctionnaires, COGETRA) ont fait parvenir au gouvernement leurs observations et leurs propositions. Une nouvelle réunion, sous le même format, a eu lieu vendredi 13 mai au gouvernement. Les travaux ont porté sur : 1. l’état d’avancement des travaux menés par le gouvernement ; 2. les demandes complémentaires des syndicats de salariés et des organisations patronales.

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DANS LES MEDIA, L'INFLATION EN NOUVELLE-CALEDONIE, LA REGION PACIFIQUE ET LES OUTRE-MER :

 

  • ENCORE DES AUGMENTATIONS DU COÛT DE LA VIE - NOUMEA POST 29/12/2022

Tout augmente. Y compris évidemment les produits soumis à un contrôle du gouvernement. Dernières envolées des prix :

- la revalorisation de 5 % des tarifs des produits, travaux et prestations réalisés par l’Institut de la statistique et des études économiques (ISEE), à partir du 1er janvier 2023.

- l’augmentation du prix d’achat aux éleveurs de porcs de 32 francs par kilo à partir du 1er janvier 2023. Celle-ci est justifiée notamment par la hausse du coût des aliments constatés pendant l’année 2022, et qui avait déjà provoqué un ajustement des prix du porc en mai et en octobre.

"Le contexte économique actuel reste caractérisé par une forte incertitude qui conduit l'IEOM à être très attentif à la nécessité d'adapter sa politique monétaire" note Yann Caron, accompagné d'Anthony Bouguier, responsable du service politique monétaire.

Face à une inflation galopante dans le monde, la Banque centrale européenne a mis en place un dispositif visant à contenir cette hausse des prix contagieuse. L'inflation est marquée en Calédonie et conduit à une remontée significative des taux directeurs pratiqués par l'IEOM.

La hausse de l'inflation a un impact sur les taux pratiqués par les banques. Quel est le mécanisme ?

La remontée de l'inflation est forte à l'échelle mondiale ainsi que dans la zone franc Pacifique, nous n'y échappons pas sur les trois territoires. Cette inflation est avant tout importée.

L'inflation de la zone Euro est de l'ordre de 8 à 10 %, c'est inédit depuis des décennies. Elle est transmise notamment à la zone franc Pacifique. La situation des trois collectivités est hétérogène. En Polynésie française, où le dynamisme économique a beaucoup plus rapidement repris en phase post-Covid surtout grâce au tourisme, l'inflation est plus forte, 7 % environ. En Nouvelle-Calédonie, elle est remontée significativement, à 5,1 %, en raison du coût de l'énergie essentiellement et de l'alimentation. La progression des prix va vraisemblablement se poursuivre. À Wallis-et-Futuna, l'inflation s'élève à 4,6 %, c'est significatif.

Mais des actions du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie ont été instaurées afin de tempérer l'inflation, avec le renouvellement du bouclier qualité-prix et son extension à d'autres produits, ainsi que la limitation des taxes sur l'énergie. Ces effets ont une durée et une ampleur limitées, afin d'en contenir l'impact budgétaire.

"Le risque serait de passer d'une inflation ponctuelle, conjoncturelle, à une inflation plus structurelle avec par exemple le rattrapage des salaires"

Les causes de l'inflation sont connues...

Le contexte d'inflation est général à l'échelle mondiale, totalement inédit, très élevé, et, même si un tassement est observé, relativement durable. Puisque les causes proviennent principalement, en sortie de crise Covid, d'abord de tensions sur l'appareil de production entre l'offre et la demande, puis de la perturbation totale de tous les marchés internationaux induite par le conflit russo-ukrainien. Et nous n'en sommes pas sortis malheureusement car le prix des matières premières, les coûts de transport, des services, de l'énergie... se maintiennent à des prix élevés.

Quelles sont les solutions des banques centrales ?

Le risque serait de passer d'une inflation ponctuelle, conjoncturelle, à une inflation plus structurelle avec par exemple le rattrapage des salaires.

En temps de crise Covid, toutes les banques centrales ont joué une double carte, d'injection de liquidités et de réduction de taux, afin d'amortir le choc. L'économie a bien repris, hormis en Nouvelle-Calédonie en raison des spécificités économiques et politiques. Devant une inflation changeant de dimension, les banques centrales se sont engagées dans un resserrement de la politique monétaire qui avait été très accommodante ces deux dernières années. C'est-à-dire réduire les volumes de liquidités et rehausser les taux. Car les taux envoient un signal extrêmement fort aux opérateurs économiques pour qu'ils modifient leur comportement. Cela vise à limiter les anticipations d'inflation et in fine à revenir à une inflation cible de 2 %.

"L'IEOM a pris des décisions visant à "normaliser" la politique monétaire très accommodante" Quelle est l'attitude de l'IEOM ?

L'IEOM est la banque centrale de la zone franc Pacifique.

Il met en œuvre la politique monétaire de l'État qui prend en compte les spécificités des trois collectivités. Cette zone est fortement corrélée à la zone Euro, avec une parité fixe et une libre convertibilité. Ce qui signifie que tout différentiel de politique monétaire entre les zones Euro et franc Pacifique n'est pas neutre, et peut inciter les opérateurs économiques à faire un arbitrage. Contrairement à la Polynésie, la Nouvelle-Calédonie est une place débitrice, avec un déficit structurel de liquidités important et à compenser. L'IEOM apporte donc des lignes de financement aux banques. Pendant la crise Covid, le montant des financements a été multiplié par treize.

Et dans l'actuel contexte inflationniste ?

La Banque centrale européenne (BCE) a réagi assez fortement par plusieurs augmentations de taux significatives, jusqu'à 75 points de base (0,75). Nous avons également accompagné ces différentes évolutions. Depuis le mois d'août, à quatre reprises, l'IEOM a pris des décisions visant à "normaliser" la politique monétaire très accommodante de la phase précédente. Comme la BCE, nous augmentons les taux car le franc CFP étant rattaché à l'euro et librement convertible, il est nécessaire de maintenir une cohérence avec la politique monétaire de la BCE afin de maintenir la liquidité dans la zone Franc Pacifique. Nous avons instauré une grille de taux qui incite les banques à prêter aux entreprises. Nous avons également modéré l'augmentation du taux du réescompte principalement destiné aux petites et moyennes entreprises. Le taux du réescompte de crédit est porté à 2,10 %, soit un taux de sortie de 4,85 % appliqué aux entreprises.

"L'objectif étant de revenir à une situation de stabilité des prix tout en maintenant le niveau de liquidités nécessaire au fonctionnement de l'économie" Les taux d'intérêt pratiqués par les banques, comme les taux directeurs, progressent ainsi. De façon franche ?

Oui, car nous n'avons jamais eu une augmentation de l'inflation aussi violente, durable, qu'actuellement. Il faut absolument couper court à ces anticipations inflationnistes.

L'objectif étant de revenir à une situation de stabilité des prix tout en maintenant le niveau de liquidités nécessaire au fonctionnement de l'économie.

La hausse des taux permet de "refroidir" l'économie, qui est pourtant déjà à la peine en Nouvelle-Calédonie. Est-ce un facteur aggravant ?

Le contexte économique de Nouvelle-Calédonie est un peu décalé, puisque nous n'avons pas connu une reprise vigoureuse après la crise Covid et nous sommes passés tout de suite à la crise suivante. Néanmoins nous enregistrons bien une inflation importée. Cependant, l'IEOM maintient un niveau de liquidités élevé pour accompagner les banques dans le financement de l'économie. Et je le répète, la cohérence entre les taux de la zone franc CFP et ceux de la zone Euro est nécessaire pour assurer la stabilité financière de nos territoires.

 

- Les prix reculent de 0,2 % en octobre, mais sont en progression notable sur un an (+5,1 %)

- L’indice des prix à la consommation des ménages baisse de 0,2 % au mois d’octobre, après avoir progressé au cours des deux derniers mois (+0,8 % en août et +0,2 % en septembre). La hausse de 1,2 % des prix des produits manufacturés est largement compensée par la diminution des prix des services (-0,5 %), de l’énergie (-1,6 %) et de l’alimentation (-0,4 %). Le prix du tabac, quant à lui, reste stable.

- En glissement annuel, l’indice général progresse de 5,1 % et l’indice hors tabac de 5,0 %.

https://www.isee.nc/.../economie.../prix-a-la-consommation - (source : www.isee.nc)

 

"On n'a pratiquement rien changé. Il y a quelques produits qui ont été augmentés avec l'accord de la DAE notamment les produits de production locale qui ont subi des hausses de matières premières importantes et qui n'avaient pas été revus depuis fort longtemps".

Guy Le Pape, directeur commercial de SCIE distribution

L'exécutif calédonien est tiraillé entre son envie de préserver le consommateur d'une inflation galopante, avec le développement des boucliers qualité prix, et la nécessité d'obtenir rapidement de nouvelles rentrées fiscales. Du côté des Loyalistes, on est déjà vent debout contre l'avant-projet de loi du pays destiné à modifier la TGC.

 

Une enquête de la chambre des métiers et de l’artisanat révèle que la quasi-totalité des professionnels subissent la crise liée à l’inflation.

Dans le contexte inflationniste lié à la pandémie et à l’invasion russe en Ukraine, la Chambre des métiers et de l’artisanat a commandé une enquête réalisée auprès de 305 chefs d’entreprise, ayant 2 ans et plus d’ancienneté. Objectif : évaluer les conséquences réelles de la crise sur les différents types d’artisans calédoniens qui s’avèrent "lourdement touchés".

Les résultats indiquent que 98 % des artisans déclarent subir un impact des phénomènes internationaux sur leur activité. La hausse des prix des matières premières, du carburant et des équipements affecte au moins neuf entreprises sur dix. La moitié de ces professionnels déclare subir une perte de chiffre d’affaires liée à cette situation, et un quart voit leur rentabilité baisser.

Par ailleurs, plus de la moitié des entreprises artisanales déclare être en difficulté, dont 15 % en très grande difficulté. Plus alarmant encore, 5 % d’entre eux annoncent qu’ils vont ou sont en cours de cessation de leur activité.

Face à ce constat, la CMA va "renforcer son offre de conseil et d’accompagnement auprès des entreprises artisanales, notamment via son dispositif Rebond. Néanmoins, elle ne pourra pas répondre seule aux difficultés des entreprises, tant la situation est préoccupante", précise la chambre consulaire qui entend présenter cette enquête auprès de l’ensemble des "parties prenantes".

 

Cela pourrait, selon l'Institut d'émission d'outre-mer, représenter un "véritable tournant" après deux trimestres de fortes progressions de l'indicateur du climat des affaires (ICA), respectivement +11 points et +9 points au 4e trimestre 2021 et au 1er trimestre 2022.

Si la forte croissance de l'ICA d'octobre 2021 à mars 2022 avait été nourrie par une conjugaison de facteurs " exceptionnels " telle que la sortie de crise sanitaire, une hausse record du cours du nickel et la sortie du processus référendaire avec davantage de visibilité institutionnelle, l'euphorie semble se dissiper.

Durant les mois d'avril, mai et juin, les indicateurs du climat des affaires replongent. C'est selon l'IEOM, la "composante future" qui explique la baisse en raison de perspective incertaine.

"Si certains facteurs témoignent d'une résilience de l'économie calédonienne, notamment en termes de consommation [lire par ailleurs, NDLR] des vents contraires se renforcent, écrit l'Institut dans sa note de conjoncture économique au 2e trimestre. L'année 2022 se caractérise par un contexte international de tensions inflationnistes. La hausse généralisée des prix a commencé à affecter le territoire calédonien avec un léger décalage."

Une occasion manquée

L'Institut confirme ainsi que l'économie calédonienne n'a pas été en mesure de bénéficier durablement de la sortie de crise sanitaire. Sur le trimestre passé, seules 14 % des entreprises constatent une amélioration (contre 51 % une dégradation de leur trésorerie).

Pour le prochain trimestre, 44 % des interrogés anticipent une dégradation de leur trésorerie (et seulement 16 % une amélioration).

Plus d'une entreprise sur cinq craint toujours une défaillance au cours des 12 prochains mois avec des taux proches de 40 % dans le secteur du tourisme et de l'agriculture, pêche et aquaculture. Le secteur nickel semble être passé à côté de l'embellie des cours "en raison de contraintes locales" telle que "les intempéries, les problèmes sociaux et les difficultés d'approvisionnements énergétiques."

Les prochains moins ne semblent guère plus réjouissants pour l'ensemble de l'économie calédonienne.

En glissement annuel, l'inflation accélère également pour atteindre 3,8 % au mois de juin. Les hausses de prix sont désormais importantes pour toutes les catégories (à l'exception des produits manufacturés) : +17,4 % pour l'énergie, +4,7 % pour l'alimentation. "L'ampleur des pressions inflationnistes observées au niveau mondial est susceptible d'accélérer la dynamique locale à travers les importations, prévient l'IEOM. Il s'agit d'une source de préoccupation majeure : face à la hausse du coût des intrants, 85 % des entreprises prévoient d'augmenter leurs prix. "

L'envolée des prix des matériaux de construction s'accentue (+2,8 % sur le trimestre et +7,8 % sur un an pour l'index BT 21) et pèse sur les entreprises, notamment sur celles qui ne peuvent répercuter ces hausses, souligne l'Institut. "Les professionnels constatent toujours des difficultés d'approvisionnement pour leurs intrants engendrant parfois des risques de pénuries."

Repères

Indicateur du climat des affaires
Cet indicateur, établi à partir des résultats de l'enquête trimestrielle de conjoncture, a pour objectif de résumer l'opinion des chefs d'entreprise sur leur activité. Afin d'en faciliter la lecture, il est centré autour de 100 et a un écart-type de 10.

Consommation

Alors que l'inflation accélère nettement en 2022, la consommation des ménages affiche une bonne résilience : sur les six premiers mois de 2022, les transactions par carte (paiements et retraits de billets) progressent de 6,6 % sur un an (+17,4 % sur 2 ans). La production de crédits à la consommation continue d'être bien orientée (+8,7 % sur trois mois, +23,4 % sur un an) atteignant un deuxième plus haut point historique.

 

  • Inflation, vie chère : quelles solutions dans les Outre-mer ?

Face à l'inflation galopante, comment les territoires ultramarins font face ? à cette hausse des prix, combien de temps va durer cette hausse des prix et quelles sont les solutions ?

Pour répondre à ces questions, Sophie Vingadassalom, présentatrice de l'émission "Outre-mer et si on bougeait les lignes ?" diffusée sur le réseau des 1ère, recevait, la semaine dernière, Hervé Mariton, Président de la FEDOM, Moetaï Brotherson, Député de la Polynésie, président de la Délégation Outre-mer de l'Assemblée Nationale, Martial Foucault, directeur du CEVIPOF et titulaire de la chaire outre-mer de Sciences-Po, et, en duplex depuis la Réunion, Tony Brennus, membre citoyen de l'Observatoire des Prix et des Marges (OPMR) de la Réunion.

Hervé Mariton est revenu notamment sur l'explosion des coûts de l'énergie des entreprises et sur l'inadaptation Outre-mer des dispositifs mis en place par le Gouvernement; sur les forces et sur les faiblesses des dispositifs "administrés" type bouclier qualité prix; sur la nécessité de ne pas oublier dans les débats sur la vie chère la problématique des revenus et sur l'importance de la production locale dans un contexte de taxation à venir du carbone.

VIDÉO. Inflation, vie chère : quelles solutions dans les Outre-mer ? [Et si on bougeait les lignes] - Outre-mer la 1ère (francetvinfo.fr)

Le taux d'inflation dans la zone euro a battu un nouveau record en septembre, à 10% sur un an, tiré par les tarifs de l'énergie mais aussi par ceux de l'alimentation, a annoncé Eurostat vendredi. 

L'inflation avait atteint 9,1% en août pour les 19 pays partageant la monnaie unique européenne. Ces chiffres sont les plus élevés enregistrés par l'office européen des statistiques depuis le début de la publication de l'indicateur en janvier 1997.

La vague de hausse des prix (+5 % sur un an) est loin d’être terminée, s’accordent à dire l’IEOM et l’Isee, même si des mesures de lutte sont enclenchées au niveau local, national et européen. Pour mieux cerner les conditions de sortie du cycle de l’inflation, un zoom sur ses origines s’impose. 

  1. POURQUOI L’INFLATION EXISTE-T-ELLE ?
  2. FAUT-IL ESPÉRER UNE BAISSE DES PRIX ?
  3. POURQUOI L’INFLATION EST-ELLE AUSSI FORTE ?
  4. COMBIEN DE TEMPS L’INFLATION VA-T-ELLE SE POURSUIVRE ?
  5. QUE FONT LES POUVOIRS PUBLICS ?
  6. AUGMENTER LES TAUX D’INTÉRÊTS, EST-CE FAIRE COURIR UN RISQUE À LA NOUVELLE-CALÉDONIE ?

La chute des cotations internationales au mois d'août de l'essence et du gazole va une nouvelle fois avoir un effet direct sur le portefeuille des Calédoniens. Mais on reste loin des prix du début de l'année.

Dans les territoires ultramarins français, la crise énergique impacte tous les secteurs. Les entreprises en pâtissent. Et les ménages s’appauvrissent. En métropole, la flambée des prix de l'énergie pousse les ménages à faire des concessions et à revoir leur mode de consommation. Dans les territoires ultramarins, c'est encore plus compliqué, puisque l'approvisionnement dépend de l'aviation et du fret maritime. (...)

Les territoires d'outre-mer sont particulièrement vulnérables face à l'explosion des prix de l'énergie. En cause, leur mode d'approvisionnement qui dépend de l'aviation et du fret maritime. Face à cela, les pouvoirs publics cherchent des solutions pour éviter la faillite des entreprises et l'appauvrissement des ménages. En Nouvelle-Calédonie, alors que le coût de la vie est déjà supérieur d'environ 30% à celui de la métropole, les prix ont par exemple augmenté de 18,6% pour l'énergie et de 5,6% pour l'alimentation, selon les chiffres de l'Isee (Institut de la statistique et des études économiques de Nouvelle-Calédonie). (...)

En Nouvelle-Calédonie, alors que le coût de la vie est déjà supérieur d'environ 30% à celui de la métropole, les prix ont par exemple augmenté de 18,6% pour l'énergie et de 5,6% pour l'alimentation, selon les chiffres de l'Isee (Institut de la statistique et des études économiques de Nouvelle-Calédonie).

2021, année difficile pour l'économie calédonienne, plus qu'ailleurs dans le monde. C'est le constat établi par le rapport annuel économique de l'Institut d'Emission Outre-mer (IEOM) pour l'an dernier. Une année caractérisée par une succession de crises, rappelle Yann Caron, son directeur. ''Il y a eu surtout la crise Covid, qui nous a touché en décalage d'un an avec le reste du monde de retard, mais aussi la suite de la crise de la reprise de Vale, l'épisode climatique La Niña qui a apporté d'importantes pluies et enfin les changements politiques entre la chute du gouvernement et le troisième referendum". Des évènements qui ont empêché la Nouvelle-Calédonie de bénéficier du rebond de croissance connu presque partout ailleurs dans le monde. En témoigne, le recul du PIB pour la troisième année consécutive. Il baisse de -3 % en 2021. 

Covid, tension sur le fret, guerre en Ukraine... Le marché automobile calédonien subit de plein fouet les effets de bouleversement planétaire, créant notamment des difficultés d'approvisionnement. Pour rester compétitives, certaines marques, plus désavantagées que d'autres, doivent faire des efforts. À cela s'ajoute le passage à l'électrique porté par les politiques publiques d'Europe et du Caillou.

Alors que l'inflation atteint des sommets, la Semaine industrie, qui se déroulera du 12 au 26 août, entend sensibiliser les Calédoniens à la nécessité de produire davantage localement.

Valoriser le savoir-faire local : La Semaine de l'Industrie vise notamment à faire découvrir les capacités locales de production tout en sensibilisant les jeunes aux métiers de ce secteur et aux filières les plus prometteuses. Cette manifestation permet ainsi d'informer le grand public sur les besoins en recrutement selon les différents corps de métier. Pour ce faire, vingt-trois entreprises ouvriront les portes de leur site de production, du 12 au 26 août. (...)

Alors que le prix des carburants continue de s’envoler, flirtant depuis le 1er août avec la barre des 200 francs le litre, les professionnels du transport sont de plus en plus inquiets. En particulier les métiers réglementés dont le tarif des prestations n’a, lui, pas évolué depuis de longues années. (...)

Le pays consomme environ 800 millions de litres d'hydrocarbures par an (et les besoins mondiaux se chiffrent à 16 milliards de litres par jour). (...)

Comment expliquer le prix actuel ?

Au 1er août, le prix des carburants a encore bondi de 21 francs pour le gazole et 11 francs pour l'essence, soit un tarif à la pompe de 194,70 francs. Cette augmentation aurait dû porter le prix de l'essence et du gazole aux alentours de 210 francs en appliquant les taux normaux des taxes sur les produits pétroliers et de la taxe additionnelle. Mais le 30 mai, le Congrès a adopté une délibération autorisant le gouvernement à modifier mensuellement ces taux, jusqu'en décembre 2022. L'exécutif a ainsi décidé de fixer leurs taux à 24,60 francs pour l'essence et à 14 francs pour le gazole, ce qui correspond "à leur niveau minimum autorisé par le Congrès". Selon le gouvernement, cette mesure représente une perte de recettes estimée à 312 millions de francs pour le mois d'août. (...)

-Lire la suite-

Concert de klaxons et camions en stationnement ce lundi matin, à Nouméa, vers le port autonome. Un mouvement qui s'est aussi fait entendre de la Moselle à Ducos. Le syndicat des rouleurs et du BTP a manifesté son ras-le-bol face à la nouvelle hausse des prix du carburant. (...)

Le syndicat des rouleurs et du BTP manifeste à son tour contre la hausse des prix à la pompe. Les professionnels veulent revoir la grille horaire de leurs prestations, qui n'a pas évolué depuis trente ans, selon eux. (...)

L’institut d’Émissions d’Outre-Mer (IEOM) a publié son rapport sur la conjoncture économique de la Nouvelle-Calédonie au premier trimestre 2022, soulignant une amélioration du climat des affaires renouvelée, des statistiques témoins en hausse, mais des freins qui se montrent également plus résistants, notamment dans le secteur du Nickel.

"À l'heure où la question du pouvoir d'achat est marquée par l'inflation des prix, l'Autorité de la concurrence a tenu un colloque à l'occasion de ses cinq ans d'activité et de la prochaine fin de mandat de sa présidente, Aurélie Zoude Le Berre. L'objectif de cette autorité indépendante est de favoriser la baisse des prix". - Lire l'article -

 

Le gouvernement a fixé mercredi les taux de la taxe sur les produits pétroliers et de la taxe additionnelle pour le mois d'août, anticipant l'augmentation du prix des carburants. Malgré un curseur placé au plus bas, la hausse sera sensible : 21 francs pour le gazole et 11 francs pour l'essence.

Sans surprise, au 1er août, le prix des carburants à la pompe va encore bondir et les automobilistes devraient le sentir passer.

Cette augmentation, attendue au vu de la conjoncture mondiale et de la flambée des cours mondiaux, aurait dû porter le prix de l'essence et du gazole aux alentours de 210 francs en appliquant les taux normaux des taxes sur les produits pétroliers et de la taxe additionnelle. Mais le 30 mai, le Congrès a adopté une délibération autorisant le gouvernement à modifier mensuellement ces taux, jusqu'en décembre 2022, "afin de contenir l'envolée des cours internationaux" de manière la plus réactive possible. L'exécutif a ainsi décidé de fixer les taux de la TPP et de la TAPP à 24,6 francs pour l'essence et à 14 francs pour le gazole, ce qui correspond "à leur niveau minimum autorisé par le Congrès".

Pas suffisant pour juguler la hausse

Un petit geste qui ne permettra cependant pas de stabiliser les prix. Le gazole va ainsi augmenter de 21,4 francs par litre malgré une baisse des taxes de 14 francs. Il affichera ainsi un prix à la pompe de 194,7 francs.

Quant à l'essence, la réduction de 15,3 francs de la taxe permettra tout juste de maintenir son prix à hauteur de celui du gazole (194,7 francs également), soit une augmentation de près de 11 francs au lieu de 26 francs.

Une mesure qui coûte cher

Si cette mesure doit aider les automobilistes à mieux encaisser cette nouvelle augmentation, elle a un prix pour la collectivité : elle représente, selon le gouvernement, une perte de recettes estimée à 312 millions de francs pour le mois d'août.

(...) Pour le mois de juillet, le gouvernement a décidé de réduire les taux des taxes sur les produits pétroliers (TPP) et des taxes additionnelles sur les produits pétroliers (TAPP) applicables sur l'essence et le gazole. Cela permet de garder le prix de l'essence stable (183,80 francs par litre) et d'augmenter de 1,5 franc par litre le gazole (173,30 francs). Sans cette intervention, l'essence aurait dû augmenter de 18,80 francs par litre au 1er juillet et le gazole de 15,90 francs, signale la collectivité. Qui précise que cette baisse des taxes devrait représenter pour l'institution une perte de recettes de 335 millions de francs sur le seul mois de juillet. (...)

Le montant de cette réduction est le "résultat de plusieurs semaines de discussions entre le gouvernement, la Dimenc et les pétroliers", ont souligné Adolphe Digoué et Cédric Ducasse.

Un accord extrêmement rare dans ce domaine hyperconcurrentiel où "des règles déontologiques nous imposent même de ne pas nous rencontrer", souligne René Feré de la SSP. "Généralement, on n'aime pas trop s'entendre sur les prix, cela va à l'encontre de l'esprit que l'on a entre pétroliers, confirme Frank Willems pour Mobil IPC. Il est important de savoir que la marge pour les pétroliers est fixe, aux environs de 14 francs. Plus le prix à la pompe monte, plus le consommateur souffre mais notre marge, fixée par le gouvernement, ne bouge pas. On a estimé que 3 francs était une aide relativement importante. Elle représente tout de même près de 20 % de notre marge fixe." Quant aux choix des secteurs choisis : " Ce sont des petites entreprises ou des professionnels dont la consommation est importante par rapport à leur chiffre d'affaires mais dont le volume n'est pas assez important pour négocier des tarifs", explique René Féré. (...)

(...) La Nouvelle-Calédonie mène des réformes fiscales. Une " loi-cadre " a été adoptée. Les chefs d'entreprise ont maintenant besoin de connaître les dispositions fiscales, sur le plan des cotisations sociales, etc. Or des incertitudes financières, attachées à l'ensemble de ces réformes, sont mentionnées. Ils ont aussi en tête cette période institutionnelle de dix-huit mois qui est un facteur d'inquiétudes pour le climat des affaires, et pour l'attractivité du territoire de manière générale.

"Nous voyons bien que, comparé au choc pandémique, l'inflation sera à la fois plus forte et plus durable." Il est difficile d'attirer les compétences. Le marché des compétences est alors un marché qui fait l'objet d'une compétition assez forte entre chefs d'entreprise. Dans de nombreux secteurs. Une inquiétude est exprimée par ailleurs sur la démographie du territoire, à la suite des 10 000 départs entre 2014 et 2019. Le sentiment est que le phénomène continue. C'est un point de vigilance assez fort. 

Quel est votre regard sur l'état des finances publiques calédoniennes ?

Il y a un déséquilibre qui d'ailleurs existe depuis plusieurs années. Le problème est qu'il s'aggrave. L'écart entre les recettes et les dépenses s'élargit. Les mesures prises relèvent davantage de l'endettement que du redressement de fond. Maintenant que les trois référendums sont passés, le temps est plus que venu d'instaurer une vraie prise en charge, d'apporter des solutions durables. L'endettement peut être une solution ponctuelle à un problème ponctuel, mais on ne peut pas continuer à s'endetter vu le niveau aujourd'hui atteint : on est arrivés au bout du bout de cette solution. Il n'y a pas de choix, il faut maintenir les régimes sociaux des Calédoniens. Il faut trouver une solution raisonnable pour l'ensemble des parties. Et cela passe par des réformes. Se pose aussi un sujet majeur de dynamique économique.

Un nouvel obstacle a surgi : l'inflation. Quels sont les risques ?

(...) L'inflation relevée en Nouvelle-Calédonie est, à fin avril 2022, en glissement annuel, de +2,4 %. Ce qui est faible si nous la comparons à celle enregistrée en Métropole (+5,4 %), à la moyenne de la zone euro (+7,5 %), ou encore à celle de l'Allemagne (au-delà de +8 %). Je vous laisse ainsi mesurer la tendance vers laquelle la Calédonie s'achemine peut-être. Car l'inflation, je le répète, est importée.

La guerre en Ukraine ou encore le reconfinement décidé en Chine, ont produit une forme de nouveau choc conjoncturel avec, comme conséquences, une tension sur les approvisionnements et les prix.

Nous voyons bien que, comparé au choc pandémique, l'inflation sera à la fois plus forte et plus durable. D'après les analyses, la zone euro sera revenue à cette cible de +2 % d'inflation fin 2024. Un certain nombre de Banques centrales commencent, je le disais, à remonter leur taux d'intérêt. La BCE en fera de même vraisemblablement d'ici fin juillet. En raison de cet environnement mondial, nous allons, nous aussi, nous inscrire dans une remontée des taux à une échéance qui reste à définir. La politique monétaire doit s'adapter aux trois territoires français du Pacifique. (...)

C'était un effet insoupçonné de la hausse des matières premières, jusqu'à ce que les commerçants ne tirent la sonnette d'alarme.

Les baux commerciaux sont directement indexés au coût des matériaux de construction et l'inflation extérieure a fait progresser les loyers de 7,39 % entre avril 2021 et avril 2022. Une hausse mécaniquement reportée, tout du moins en partie, dans le porte-monnaie du consommateur.

Pour y remédier, le gouvernement a arrêté un projet de délibération qui vise à plafonner temporairement les taux de majoration du BT21, indice des matières premières.

Cette mesure conjoncturelle sera applicable aux révisions et revalorisations réalisées entre l'entrée en vigueur de la présente délibération et le 31 décembre 2022. Avant cette date, le gouvernement souhaite présenter une réforme de la réglementation visant à ne plus indexer la révision des loyers sur la base du seul indice BT21, devenu extrêmement volatil et générateur d'inflation. (...)

L'augmentation des prix en mai est largement portée par ceux du carburant qui ont bondi de plus de 12 %. Globalement, les tarifs affichent une hausse de 3,4 % en un an. (...)

S’il n’y a pas de pénurie généralisée, le livre-choc CyclOpe 2022 constate partout une forte hausse des prix. Après la pandémie, c’est désormais la guerre en Ukraine qui propulse les cours des matières premières vers de nouveaux sommets. Flambée du gaz, des matières premières agricoles, du fret maritime, les Outre-mer n'échappent pas au choc des tensions sur les prix.

  • NCNews 01/06/2022 « La Nouvelle-Calédonie n’a pas les moyens d’une politique massive contre l’inflation » Mimsy DALY, Présidente du MEDEF-NC

Vie chère, réforme fiscale, solde migratoire négatif, avenir institutionnel… Reconduite à la présidence du Medef NC le 19 mai, Mimsy Daly commente l’actualité et présente les grands chantiers de l’organisation patronale pour les 3 années à venir.

L’exécutif compte faire baisser les prélèvements sur les produits pétroliers, alors qu’une nouvelle hausse du gazole est attendue le 1er juin. Le Congrès lui en a donné l’autorisation ce lundi, malgré des critiques de l’opposition.

Les élus du Congrès ont abordé, lundi soir, l'étude du rapport d'observations définitives des comptes et de la gestion de la Nouvelle-Calédonie, de 2017 à nos jours, produit par la Chambre territoriale des comptes.
Une nécessité de lever de nouveaux impôts, de réformer la Cafat et de réduire son train de vie. C'est en substance les préconisations faites par les magistrats financiers dans leur rapport d'observation définitive où, ils considèrent que les finances publiques sont dans "une situation de crise". Concrètement, la CTC recommande au gouvernement de trouver 3 milliards de recettes fiscales supplémentaires et 7 milliards pour une année pleine, afin d'éviter le crash. Le rapport n'a pas vraiment suscité beaucoup de remous dans les rangs clairsemés de l'hémicycle, une fois la nuit tombée. "Cela nous encourage simplement à mettre en œuvre les préconisations", a estimé Pascal Sawa pour le groupe UC-FLNKS et Nationalistes. Pour Guy-Olivier Cuénot, au nom de l'Avenir en confiance, " ce rapport extrêmement complet donne les pistes techniques mais invite à remettre à plat notre structure de la fiscalité. Si on applique strictement les recommandations, on aura toujours des situations délicates".

Plaidant pour une fiscalité plus adaptée "à notre structure d'entreprise en Calédonie", celui qui est candidat aux législatives sous la bannière du Rassemblement national déplore le fait que "la fiscalité minière est en encore en jachère et que la relance de l'économie pose questions. Nous avons déjà pris le mur et nous sommes dans le vif du sujet. Il y a une urgence sociale à remettre les choses à plat, sans querelle idéologique." (...)

A l’appel de l’Association citoyenne de Nouvelle-Calédonie, une nouvelle journée de blocage et de mobilisation a débuté. Les manifestants ont bloqué les dépôts de carburant dans la nuit et réclament un rendez-vous avec le gouvernement et les pétroliers.

L'association citoyenne de la Nouvelle-Calédonie a durci la mobilisation contre la vie chère en bloquant le dépôt de carburant de Numbo, à Nouméa, lundi 30 mai. La mobilisation contre la vie chère se poursuit lundi 30 mai. Tôt ce matin, l’Association citoyenne de la Nouvelle-Calédonie a durci le mouvement en bloquant le dépôt de carburant de Numbo, à Nouméa. Manifestation. Sur les banderoles, les slogans appellent à stopper l’augmentation des prix ou à établir une "taxe minière".

Les élus du Congrès étudieront lundi après-midi le rapport d’observations de la Chambre territoriale des comptes sur la situation financière de la Nouvelle-Calédonie. Un document de 127 pages qui dresse un état des lieux inquiétant et livre une série de recommandations pour éviter la faillite.

Pour la production locale, le défi est de taille. En témoigne Marc Viallon, vice-président de l’Ifel : « La profession va essayer de faire ce qu’elle peut, notamment avec les conditions climatiques difficiles que l’on connaît depuis deux ans, explique le représentant de Repair et de la Cop 1. Cela dit, cela est aussi difficile pour les importateurs qui voient leurs prix augmenter à cause du fret, reconnaît le producteur. Cet accord est un effort collectif de la distribution comme de la production pour arriver à résoudre l’équation et à satisfaire les consommateurs. »

Pour lutter contre l’inflation, un accord interprofessionnel a acté mardi 24 mai, la mise en place d'un nouveau bouclier qualité-prix de fruits et légumes. Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a approuvé, mercredi, sa mise en œuvre, au 1er juin. Un panier de 6 kg sera proposé à 2 500 francs CFP.

Troisième réunion ce vendredi au gouvernement avec les partenaires sociaux sur les mesures de lutte contre la vie chère. Les syndicats des salariés ont donné leur avis et leurs propositions lors d'une conférence de presse conjointe.

Comment faire baisser le prix de l’essence et du gazole à la pompe ? Si il est impossible d’intervenir sur le prix du baril de pétrole, qui flambe dans le monde, le gouvernement calédonien propose d’intervenir sur les taxes à l’importation. Explications.

L’inter-patronale, participe à la fois aux réunions mises en place par le gouvernement au sujet des mesures contre l’inflation et au comité de suivi de la réforme fiscale.

L’exécutif et les partenaires sociaux se rencontrent à intervalles très réguliers ces dernières semaines. Sur la fiscalité comme sur l’inflation. Ce qui n’empêche pas une nouvelle mobilisation d’avoir lieu ce 18 mai pour protester contre la vie chère et l’augmentation envisagée de la TGC et de la CCS. “ On comprend les préoccupations qui animent les manifestants aujourd’hui", "Le choix de l’inter-patronale et la majorité des organisations syndicales représentatives, c’est plutôt de rentrer dans une méthode de concertation et de dialogue avec le gouvernement. “

Un espace de concertation

Après avoir critiqué la méthode et l’absence de concertation avec les acteurs économiques lorsque le projet de réforme fiscale a été présenté en fin d’année dernière, le contexte a évolué. “ Aujourd’hui on a un cadre et un espace de dialogue qui est ce comité de suivi de la réforme fiscale “, espace qui permet aux organisations de faire part de leurs propositions, de leurs avis sur les mesures envisagées et “ on a des signaux qui sont plutôt positifs “, précise le secrétaire général. Notamment sur le projet de réforme fiscale puisque l’inter-patronale a pu présenter son propre projet et en demander une étude d’impacts par un cabinet neutre et spécialisé. Demande validée par le gouvernement.

Changer de modèle

"La proposition de l’inter-patronale vise plutôt à offrir à la Nouvelle-Calédonie une stratégie, un changement de modèle". Avec, comme base de la proposition, le choix de fiscaliser une partie du coût du travail en réduisant les cotisations payées par le salarié et par l’entreprise  "et de les rattraper sur des impôts à assiette beaucoup plus large, telles que la CCS ou la TGC". La mécanique se veut vertueuse en allégeant les charges, en augmentant les salaires nets et en redonnant ainsi du pouvoir d’achat, permettant de stimuler la consommation, et ainsi la réussite des entreprises calédoniennes.

Plus le choix

Reste qu’il y a urgence. Urgence à trouver des recettes fiscales conséquentes et pérennes, urgence à trouver comment sauver les comptes sociaux… Pour autant, estime Baptiste Faure et la CPME, il n’y a plus le choix.

“ Ça fait trop longtemps que l’on dit que la Nouvelle-Calédonie est en crise, que l’on doit changer de modèle et que malheureusement on procède par à-coup, dans l’urgence. C’est un changement qui peut se faire sur le moyen terme mais on estime qu’on n’a plus vraiment le choix sinon la Calédonie, économiquement et socialement, risque de faire face à des temps beaucoup plus durs. “ Un monde économique dans l’attente désormais des décisions du gouvernement. Et de l’avenir du prêt AFD garanti par l’Etat mis en pause par le Congrès mais sur lequel se basent toutes les hypothèses pour le futur…

- VOIR L'INTERVIEW DU SECRETAIRE GENERAL DE LA CPME PORTE-PAROLE DE L'INTERPATRONALE -

Mimsy DALY, la Présidente du MEDEF-NC répond sur les mesures de l'exécutif et la concertation des partenaires sociaux vendredi dernier.

 

 

Un mercredi placé sous le signe de la lutte contre la vie chère. La circulation matinale a été ralentie par une opération escargot des rouleurs, qui répondaient à l'appel à mobilisation devant le gouvernement. Celui-ci doit prendre une batterie de mesures pour endiguer l'inflation ou accompagner ses effets sur les portefeuilles des Calédoniens.

Extrait : "C'est dans ce contexte que le gouvernement doit se réunir route des Artifices. Il a annoncé à plusieurs reprises une première salve de mesures pour endiguer la montée générale des prix. A commencer par le plein de carburant. Selon le gouvernement, une division par deux de ces taxes couterait 450 millions par mois. Syndicats et patronat mettent en garde contre un risque de pression fiscale en retour".

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L'Isee vient de publier l'indice des prix à la consommation pour le mois d'avril. Les prix croissent de 0,7% en raison d'une hausse des prix de l'énergie, des produits manufacturés, de l'alimentation et des services.

C'est l'instrument de mesure de l'inflation. L'Institut de la statistique et des études économiques de Nouvelle-Calédonie (Isee) a fait paraître ce lundi l'indice des prix à la consommation du mois d'avril 2022. L'indice des prix hors tabac et l'indice général, qui ont connu une hausse de 0,3% en mars dernier, connaissent une nouvelle augmentation de 0,7% en avril. L'énergie pèse beaucoup dans la balance avec une hausse de 3,8%. Cela s'explique par l'augmentation des tarifs des carburants (+5,3%), de l'électricité (+1,9%) et du gaz (+5,1%).

S'ajoutent à cela, la hausse des produits manufacturés de 0,7%. Sont principalement concernés le mobilier, l'habillement et les chaussures, les appareils ménagers et les équipements photographiques et informatiques. Les voitures ne sont pas épargnées.

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  • Vie chère : exécutif, patronat et syndicats continuent à plancher - 17/05/2022 LNC

Mettre en place à court terme des mesures pour protéger le pouvoir d'achat des Calédoniens et contenir l'inflation liée au conflit russo-ukrainien : c'est l'objectif des réunions organisées chaque semaine depuis le 29 avril par le gouvernement. En collégialité le 4 mai, il s'est engagé sur des mesures et a demandé aux services de travailler à leur mise en œuvre. En parallèle, les organisations patronales et les syndicats de salariés ont fait parvenir leurs observations et leurs propositions : évolution des salaires, suppression des quotas d'importation des produits de première nécessité ou de grande consommation, plan de soutien pour le BTP et un rapprochement avec l'État pour étudier la possibilité d'étendre à la Calédonie les dispositions de soutien métropolitaines. De son côté, l'exécutif a fait le point sur ses avancées. Des réunions de travail ont eu lieu avec les entreprises pétrolières afin d'étudier quels efforts pourraient être consentis pour diminuer le coût du carburant à la pompe. - LIRE LA SUITE -

La Nouvelle Calédonie importe de l’inflation. C’est qu’en effet, tout ce qui y est produit en matière notamment de grande consommation contient des intrants fabriqués à l’extérieur. Il s’agit par exemple des engrais et des équipements pour les agriculteurs, des matières premières pour les industries de transformation, ou, d’une manière générale, de l’énergie pour le secteur économique comme pour les ménages. Pour ce qui concerne les produits de consommation directement importés, la répercussion est automatique, et la hausse du coût du frêt vient impacter l’ensemble. - LIRE LA SUITE -

C'est ce que prévoit le gouverneur de la Banque de France qui promet de la "ramener autour de 2%" d'ici 2024.

François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France et président de la Banque des règlements internationaux, évoque des "difficultés d'approvisionnement" liées en partie "au choc" de la guerre en Ukraine. La Banque de France a annoncé qu'elle tablait sur "une croissance de 0,2%" sur le second semestre 2022. Son gouverneur a reconnu que ce n'était "pas brillant" mais "résilient", rappelant que le secteur du tourisme "repart", de même que "l'aéronautique se redresse plutôt bien", tandis que "l'automobile, la chimie ou l'agro-alimentaire souffrent beaucoup des difficultés d'approvisionnement".

Ces difficultés concernent, selon ses estimations, "la moitié des entreprises" du bâtiment et "les deux-tiers" de l'industrie.

Elles contribuent à l'augmentation des prix. "Le résultat, c'est une inflation autour de 5%", c'est "le problème numéro un" des Français, pour François Villeroy de Galhau.

Commentaire FEDOM :

La capacité réelle de la politique monétaire envisagée par la BCE à faire diminuer durablement l'inflation, en augmentant ses taux directeurs à partir de juillet (probablement de 25 points de base dans un premier temps), est mise en doute par de nombreux observateurs. En effet, si cette augmentation aura au moins pour effet d'éviter un affaiblissement trop important, mais déjà bien entamé, de l'euro face au dollar (par l'effet d'évitement d'un différentiel de taux directeurs trop important entre la BCE et la réserve fédérale américaine), il reste que l'inflation que connaît aujourd'hui l'Union européenne, et plus particulièrement la France, est essentiellement d'origine exogène (Guerre en Ukraine, confinement en Chine).

Pour enrayer la spirale "prix-salaires", l'augmentation des coûts d'emprunt qui résultera du levier monétaire risque aussi et surtout de décourager les consommateurs et les entreprises de réaliser de nouveaux investissements, et d'orienter durablement l'économie vers une récession.

Stopper l’inflation sans tuer la croissance, telle est la mission impossible des banques centrales. Face à la limite du levier monétaire, le piège de la stagflation dicte donc des choix de politique économique inédits et ambitieux.

Dans un tel contexte, la FEDOM alerte et rappelle les différentes réflexions et propositions autour de deux axes :

  1. d'une part, des actions visant à faciliter la sortie de crise par le renforcement des fonds propres de nos PME et TPE afin de "les armer" face à une situation d'hyper inflation conjoncturelle qui obère la relance économique postcovid. A cet égard, les entreprises ultramarines sont loin d'avoir retrouvé les marges de manœuvre dont elles bénéficiaient en 2019. Le mur de la dette (notamment les PGE non remboursés ou en cours de remboursement) contraint fortement la capacité d'investissement du fait de fonds propres non reconstitués, à l'instar de leur trésorerie. La FEDOM redemande une nouvelle fois aux pouvoirs publics qu'une analyse fine de la situation soit réalisée sur ce point.
  2. d'autre part, des actions plus structurelles pour ajuster les dispositifs en faveur des territoires ultramarins (notamment sur les régimes d'incitation fiscale à l'investissement outre-mer) afin que non seulement certains seuils soient corrélés à l'inflation afin qu'ils demeurent pertinents au cours du temps, mais également que la détermination de cette inflation (qu'elle soit globale ou dans certains secteurs particuliers comme dans le BTP - ICC par exemple) soit produite à l'échelle de chaque bassin géographique puisque ces territoires connaissent des évolutions de prix différentes du territoire de l'hexagone, pour les raisons structurelles bien connues (surcoûts liés à l'éloignement; insularité; les micromarchés…). L'objectif est évidemment que les entreprises retrouvent une productivité satisfaisante avec des injections de liquidité limitées, pour ne pas alimenter plus que de raison la spirale inflationniste. Parmi les mesures importantes qui répondent à ces conditions, il faut saluer l'annonce par le gouvernement de la prolongation du bouclier tarifaire sur les prix de l'énergie jusqu'à fin 2022.
  • Le prix du gazole à son niveau le plus haut depuis 30 ans 16/05/2022 LNC

Avril est, selon l'Isee, synonyme de hausse de tous les postes de dépenses, à l'exception du tabac. La palme revient aux carburants.

Avec 0,7 % d'augmentation en avril, la hausse des prix se poursuit comme le confirme l'indice de l'Institut de la statistique et des études économiques. À l'exception du tabac dont les prix restent stables, tous les postes sont concernés. À commencer par l'énergie avec une hausse de 3,8 %, après +2,9 % en mars.

Les tarifs sont tirés par la hausse concomitante des tarifs des carburants (+5,3 % après +5,7 % en mars), de l'électricité (+1,9 %) et du gaz (+5,1 %). Dans le détail, le prix du litre d'essence croît de 5,2 % et celui du gazole de 5,3 %. Le prix à la pompe de l'essence s'affiche à 167,30 F/L contre 159,00 F/L le mois dernier, et celui du gazole à 146,20 F/L contre 138,90 F/L en mars, soit "son niveau le plus élevé en trente ans", souligne l'Isee.

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Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie annonçait mercredi plusieurs mesures pour lutter contre la vie encore plus chère. Certaines, pour avoir une action sur le prix des carburants et d’autres, pour l’alimentaire. Tour d'horizon des réactions, auprès d'associations comme de syndicats.

Après les annonces pour contrer l'inflation, les réactions - NC La 1ère (francetvinfo.fr)

Du côté du patronat, le Medef regrette un manque de concertation, car les entreprises sont elles aussi confrontées à l'augmentation des prix, des produits importés. "Une entreprise ne peut pas augmenter énormément ses prix si elle veut continuer de vendre", défend sa présidente en Calédonie, Mimsy Daly. "Le problème est, aujourd'hui, comment est-ce qu'on peut collectivement réfléchir à réduire l'impact de la hausse des tarifs des produits importés. Comment est-ce qu'on peut aussi réfléchir à produire davantage localement, notamment dans le secteur agricole. Nous allons probablement avoir une situation qui dure et pour laquelle les mesure proposées sont très nettement insuffisantes."

 

La cherté de la vie et la hausse de l’inflation. Et un plan d’action serait en préparation. Quelles sont ces pistes ? Que faut-il en attendre ? C'était le thème des Jeudis de l'économie Radio Rythme Bleu.

La cherté de la vie et la hausse de l’inflation alimentent bien des débats. Le gouvernement a réuni vendredi dernier les partenaires sociaux et les services concernés pour envisager des pistes de maitrise de certains coûts, notamment sur l’alimentation et les produits pétroliers. Et un plan d’action serait en préparation. Quelles sont ces pistes ? Que faut-il en attendre ? 

Pour en parler, Jean-François Bodin recevait Yves Jean-Baptiste, directeur général du groupe Saint-Vincent, Samuel Prévot le directeur de l’interprofession viande de Nouvelle-Calédonie, Mimsy Daly la présidente du Medef et Tony Dupré, vice-président de la Cogetra.

 

 

De premières mesures de lutte contre l'inflation annoncées par le gouvernement. Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a présenté plusieurs mesures "destinées à combattre l'inflation des prix dans les domaines de l’énergie, de l’alimentation et des produits importés", mercredi 4 mai au soir. Une seconde série de mesures conjoncturelles doit être annoncée, la semaine prochaine.

Le président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux souligne dans une interview donnée au Journal du dimanche que la France est « entrée dans une économie d'inflation durable » au lendemain de la publication d'une nouvelle accélération de la hausse des prix.

Niveau inégalé depuis 1985 

En avril, l'inflation a atteint 4,8% sur un an, un niveau inégalé depuis novembre 1985, selon une première estimation de l'Insee. Dans la zone euro, le chiffre atteint même 7,5% pour le même mois.

« C’est un environnement que la plupart des chefs d’entreprise n’avaient jamais connu », s'inquiète le patron du Medef, qui a réitéré sa demande d'un allègement des impôts de production. « Pas plus que l’ensemble de la population, qui sera confrontée – à travers la hausse inévitable des taux d’intérêt – à la hausse des prix dans le secteur crucial du logement », a-t-il ajouté.

« Augmentation des prix de l'énergie »

« Cette inflation est essentiellement due à l'augmentation des prix de l'énergie », a rappelé ce samedi le commissaire européen au Marché intérieur, Thierry Breton, lors d'une interview à la radio France Inter. Il note de plus « une dynamique inflationniste » dans la zone euro.

Ukraine et Covid-19

Selon lui, beaucoup d'incertitudes pèsent sur l'économie européenne du fait du conflit entre l'Ukraine et la Russie et aussi en lien avec « les ruptures des chaînes d'approvisionnement », notamment en Chine, a-t-il souligné. « Beaucoup de nos usines et chaînes de valeur sont à l'arrêt compte tenu de la gestion un peu radicale des autorités chinoises qui ferment des pans entiers de l'économie », à Shanghai par exemple, pour lutter contre l'épidémie de Covid-19.

Les perturbations des chaînes d'approvisionnement sont un des principaux moteurs de la hausse des prix au niveau mondial depuis la pandémie de Covid-19, où les confinements décrétés dans différentes zones et à divers moments ont créé des goulets d'étranglements.

MEDEF NC

Stéphanie Hervé
Responsable Communication